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Regroupés au sein d’un collectif, 350 médecins en spécialisation réclament le paiement des 14 mois de leurs  arriérées de bourses que leur doit l’Etat sénégalais. A défaut de passer demain vendredi à la vitesse supérieure avec une série de manifestations pour bloquer les activités hospitalières.

Les membres du  Collectif des médecins en spécialisation (Comes) promettent de tenir un sit-in demain pour réclamer le paiement de leurs bourses. «Nous passerons à la vitesse supérieure, ce vendredi, avec un sit-in au niveau du ministère de la Santé et de l’Action sociale. Il y aura des séries de marches durant la semaine prochaine avec arrêt de toutes les activités hospitalières», a averti hier Dr Abdoulaye Kane, président du Comes, qui faisait face à la presse au siège de l’Ordre des médecins. «Voilà encore depuis le début de l’année 2018, les spécialisations n’ont toujours pas reçu  leur bourse d’étude. Qui constitue leur seule ressource financière pour assurer leur survie. Cette année qui se veut sociale au Sénégal n’est pas du tout sociale pour les médecins en spécialisation qui sont laissés en rade dans l’exécution des priorités du gouvernement», s’offusque le président du Comes qui soutient qu’à cela «s’ajoutent les 9 mois impayés de l’année 2017». Soit 14 mois que l’Etat leur doit encore, à en croire Dr Kane. Ce dernier indique du fait que «malgré la décision du président de la République de revoir à la hausse les  bourses des médecins qui (devraient) passer de 150 à 300 mille francs par mois et par personne. Il est à déplorer que les ministères concernés tardent à matérialiser cette décision». «On se renvoie la balle entre institutions (Ndlr : le ministère de la Santé et le ministère de la Formation professionnelle) comme dans un jeu d’enfants. Les seules victimes de ce cafouillage sont, bien entendu, les pauvres médecins en spécialisation», se désole Dr Kane.
Servant dans les hôpitaux sans percevoir en retour un salaire en se contentant d’une  bourse qui tarde à tomber, les médecins en spécialisation déplorent le fait que l’Etat met en place la Couverture maladie universelle (Cmu) sans former des pédiatres. Soulignant qu’il n’y a qu’un «traumato-orthopédiste à  Kaolack au moment  où un service d’urgence y est inauguré, les membres du collectif des médecins en spécialisation disent avoir signé avec le ministre de la Santé, une convention relative aux conditions d’octroi de la bourse de spécialisation».
S’inclinant devant la mémoire de l’étudiant de l’Ugb, Mou­hamed Fallou Sène, tombé sous les balles des forces de sécurité.
ambodji@lequotidien.sn 

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