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Sorano accueillera du 24 au 26 avril prochain le Festival interscolaire de théâtre et de poésie. Initié par l’humoriste Abdel Kader Diarra et sa structure Multikultures, ce festival mettra en compétition 18 écoles issues de 6 régions du Sénégal : Dakar, Thiès, Saint-Louis, Kaolack, Fatick et Ziguinchor. Cette initiative qu’il a présentée à la presse avant-hier au centre culturel Blaise Senghor vise à promouvoir les valeurs éducatives et citoyennes chez les tout-petits.

Créer un cadre de rencontre, d’expression et d’échanges culturels pour les élèves du Sénégal, tel est l’ambition de l’humoriste Abdel Kader Diarra qui a initié le Festival interscolaire de théâtre et de poésie. Prévu du 24 au 26 avril à Sorano, ce festival réunira environ 12 écoles venant de Dakar et de sa banlieue, de Thiès, Saint-Louis, Kaolack, Fatick et Ziguinchor. En conférence de presse, avant-hier, au centre culturel Blaise Senghor, Kader Pichinini a donné plus de détails concernant la programmation de ce festival qui n’en est qu’à ses débuts. «Les enfants qui participeront à ce festival vont faire des excursions au Monument de la Renaissance, au Musée Théodore Monod, au Musée des forces armés, à l’Assemblée nationale, au Conseil économique, social et environnemental», annonce-t-il. Tous les après-midi, ces différentes écoles iront à Sorano pour concourir. Le thème choisi étant «Les droits et devoirs des enfants», chaque école aura 20 à 25 minutes pour jouer un sketch qui abordera cette thématique. Ces prestations seront «en français et en wolof», précise M. Diarra qui espère ainsi œuvrer pour le retour des langues nationales dans les écoles. Mais pas que.
Avec ce Festival interscolaire de théâtre et de poésie, le directeur de Multikultures envisage également de promouvoir le loisir éducatif, cultiver la citoyenneté chez les enfants par des enseignements civiques, permettre aux enfants en situation difficile d’accéder à l’éducation culturelle et surtout d’être informés sur la citoyenneté. D’ailleurs, les élèves qui participent à ce festival ont pu bénéficier d’une petite initiation au métier du théâtre. A ce propos, le directeur du festival informe que les enfants ont été choisis et formés par de bons éléments. «Des professionnels ont été choisis pour rehausser leur niveau. Ce sont notamment Abdoulaye Diakhaté, Mamadou Diol de Kaddu Yarakh, Babacar Faye de Saint-Louis. Tous ces gens encadrent les gosses.» Pour réaliser ce festival, l’animateur de «Bébé Walf» confie qu’il a eu le soutien du ministère de l’Education nationale qui a donné son autorisation. Avec un budget de 16 millions de F Cfa pour cette première édition, le Festival interscolaire de théâtre et de poésie compte se tenir de manière annuelle et pérenne. Kader et son équipe comptent même organiser des mini-festivals dans les régions et faire de Dakar la capitale du théâtre interscolaire au niveau international.
Pour Kader Diarra, les défis sont grands et les rêves permis. Il se félicite déjà d’avoir ressuscité un festival qui a connu sa dernière édition en 2001 à Kaolack. «On a trop attendu le retour du Festival interscolaire du théâtre. Cela a trop duré», a-t-il dit. Dans le même sillage, Ababacar Mbaye, le représentant des cours privés Cheikh Anta Diop, a exprimé toute sa satisfaction de participer à un festival de cette portée qui pallie à la fois le manque de cadre d’épanouissement tout en liant la culture à l’éducation. «C’est un grand honneur et une opportunité qui permettent à nos enfants non seulement de s’épanouir, mais aussi de s’instruire grâce au théâtre. Ce festival est aussi pour eux une occasion de s’exprimer», affirme-t-il avec fierté. Ce festival, note M. Mbaye, est exclusivement dédié au public enfant.
aly@lequotidien.sn

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