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Me Madické Niang sera installé demain président du groupe parlementaire «Libertés et démocratie» au nom de la Coalition gagnante/Wattu senegaal. Le Pds et ses alliés espèrent figurer dans le bureau de l’Assemblée nationale avec 1 vice-président, 1 secrétaire élu et 2 présidents de commission.

«Libertés et démocratie» sera le nom du groupe parlementaire de la Coalition gagnante/Wattu senegaal. Pour le diriger, c’est Me Madické qui a été choisi par le Pds et ses alliés. La confirmation a été faite hier lors d’une conférence animée par Mama­dou Diop Decroix Oumar Sarr, Pape Diop, Mamadou Lamine Diallo, Sada Ndiaye, Doudou Wade, entre autres. «D’après nos calculs, nous aurons un poste de vice-président, un secrétaire élu et 2 présidents de commission. On a va en discuter au niveau groupe Wattu senegaal d’ici jeudi», a déclaré Oumar Sarr, secrétaire général adjoint du Pds. La coalition de Wade s’appuie sur l’article 14 du Règlement intérieur de l’Ass­emblée nationale qui dispose : «(…) Les vice-présidents, les secrétaires et les questeurs sont élus au scrutin de liste pour chaque fonction. Chaque groupe de l’Assemblée peut présenter une liste par fonction. Tous ces scrutins sont secrets et ont lieu à la représentation proportionnelle selon la méthode du quotient électoral, calculé sur la base du nombre des députés inscrits dans chaque groupe, avec répartition des restes selon le système de la plus forte moyenne. Les postes de vice-président et de questeur sont attribués dans l’ordre fixé à l’article 13, en donnant la priorité au groupe ayant obtenu le plus de voix…» Avec 19 députés sur 165, le Pds et ses alliés comptent sur le mode de votation (proportionnelle) pour espérer un poste sur les 8 vice-présidents, car le rapport entre 165 (députés) et 8 (le nombre de postes pourvus) donne un quotient électoral de 20, 25. En tous les cas, avec 125 députés, Benno bokk yaakaar s’adjuge au moins les 6 vice-présidents.
Par rapport à l’absence du député Khalifa Sall à l’installation de la 13ème Législature, Me Madické Niang a annoncé que le combat pour sa libération «va se poursuivre» au niveau de l’Assemblée nationale. «Il a été arrêté pour des raisons politiciennes. C’est au moment où il faisait état de son ambition d’être candidat. C’est gênant. Ce qu’on lui reproche, d’autres avant lui ont agi de la même façon. Ce dossier existe depuis longtemps et le pouvoir attend que Khalifa fasse le tour du Sénégal pour l’arrêter», déplore l’avocat pour qui la «justice ne doit pas être mêlée à des règlements de comptes politiques». Me Niang s’est aussi désolé de l’appel de la coalition Manko taxawu senegaal à Wade, en tant que doyen des députés, pour exiger la libération du maire de Dakar. «Le Président Wade est très peiné par la situation de Khalifa Sall. Mais on voulait lui faire jouer un rôle qui n’était pas le sien. Me Wade n’a jamais envisagé de siéger à l’Assemblée nationale. C’est pourquoi j’ai officiellement déposé aujourd’hui (hier) sa lettre de démission et il sera remplacé par Tous­saint Manga», conclut-il.
bgdiop@lequotidien.sn

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