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La Cse va réaliser, sous la supervision de l’Adm, des infrastructures de drainage des eaux et de construction de voiries à Mbeubeuss, ainsi que l’aménagement paysager de la zone du Pôle urbain de Diamniadio. Afin de rendre ces endroits souriants et où il fait bon vivre. Et surtout faire oublier le spectre des inondations.

Le gouvernement de Macky Sall semble déterminé à faire en sorte que dans les mois et années à venir, la lutte contre les inondations et l’insalubrité urbaine ne soit pas un enjeu électoral. C’est l’une des lectures que l’on pourrait avoir au vu des travaux qui devraient bientôt démarrer dans la zone de Mbeubeuss et de Keur Massar. On peut déduire cela de la parution hier, dans le journal Sud Quotidien, de l’avis d’attribution de marchés d’aménagement urbain de bassins et de voirie dans ladite zone de Mbeubeuss, auquel s’ajoutent des travaux d’aménagement à Diamniadio.
Le document publié hier sous l’égide de l’Agence de développement municipal (Adm), maîtresse d’œuvre, indique que les travaux, fractionnés en deux lots, ont été attribués à la Compagnie sahélienne d’entreprises (Cse) qui, au sein d’une association formée avec Ecofmeq, qui est aussi un regroupement d’entreprises de Btp beaucoup plus petites, a pu être le soumissionnaire moins-disant, tout en garantissant une qualité de travaux irréprochable. Il remporte l’ensemble du marché pour un montant d’environ 13,6 milliards de francs Cfa. Auprès de l’autorité contractante, on assure qu’en plus d’être moins-disant, ce soumissionnaire a présenté une offre technique qui n’avait rien à envier à celle de ses concurrents. Cela, en plus d’offrir un rabais conditionnel de 1,5% pour chaque lot spécifique.
Le lot n°1 concerne essentiellement l’aménagement de Mbeu­beuss et porte sur la réalisation de collecteurs de drainage, «y com­pris les ouvrages annexes et les bassins d’écrêtement ainsi que la construction des voiries». Le second porte également sur la réalisation de collecteurs de drai­nage et des ouvrages an­ne­xes à Mbeubeuss, en plus de la construction de voiries et d’aménagement au niveau de Diam­niadio. Deux tranches conditionnelles à ces travaux concernent pour la première, assure l’avis d’attribution du marché, «des aménagements paysagers au niveau du Pôle urbain de Diamniadio».
C’est dire que pour le Pôle urbain, les pouvoirs publics ne veulent pas d’une cité dortoir soumise aux mêmes désagréments que les autres cités sénégalaises. Au contraire, avant même les premières occupations, elles veulent rendre le lieu aussi agréable à habiter que possible ; d’où ce projet d’aménagements paysagers qui ne peut qu’être loué et encouragé.
Liée au départ à la mobilisation d’un financement du Fonds pour l’environnement mondial (Fem) pour un montant de 2,5 milliards de Cfa environ, la tranche va également entrer dans sa phase opérationnelle.
Ce marché remporté par la Cse et ses associés devrait leur rapporter un peu plus que 13,5 milliards de francs Cfa. Ce groupement a pu coiffer au poteau des concurrents aussi expérimentés que Henan Chine, Sino­hydro, la Socetra, Soseter, Cde ou Eiffage Sénégal. C’est dire que ce n’est pas un mince exploit, surtout que les délais devront être impérativement tenus, assurent les autorités contractantes.
Pour garantir encore plus de transparence dans ce marché supervisé par la Banque mondiale, car financé par un crédit Ida pour le compte du projet Progep/Adm, l’autorité contractante, à savoir l’Adm, indique que «tout soumissionnaire qui souhaite connaître les raisons pour lesquelles son offre n’a pas été sélectionnée doit en faire la demande auprès de l’Em­prun­teur». Ce dernier répondra alors, «soit par écrit soit lors d’un rapport oral, au choix de l’Emprun­teur». Et bien entendu, comme souvent dans ces circonstances, le soumissionnaire contestataire prend en charge les coûts induits par sa demande.
mgueye@lequotidien.sn

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