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La presse aura son nouveau code avant la fin du mois de juin. Un pas important a été posé hier en Conseil des ministres : il a été adopté le projet de loi portant création du nouveau Code de la presse. Et l’on informe qu’il va être voté à l’Assemblée nationale en procédure d’urgence dans le courant du mois de juin.

«Avant la fin du mandat de cette législature, le Code de la presse sera voté.» Cette promesse de Moustapha Diakhaté, lors de la marche organisée par le Collectif des associations de la presse (Cap), est en phase d’être matérialisée. En effet, le Conseil des ministres a fait le premier pas en adoptant hier le projet de loi portant création le Code de la presse, après que ce dernier a été amendé il y a 2 semaines de cela. Maintenant il ne reste plus que le vote à l’Assemblée nationale pour que ce projet de code qui a trainé plus de 10 ans dans les tiroirs de l’Exécutif devienne réalité. A ce titre, l’on  informe, d’ailleurs, qu’il sera voté en procédure d’urgence dans le courant du mois de juin. Par ailleurs, l’aide à la presse bloquée parce que, selon le ministre de la Communication, «aucun organe ne remplit les critères pour prétendre la recevoir», sera distribuée cette semaine, informe t-on.
Il faut signaler que la réforme du Code de la presse a été évoquée en 2008 sous le régime de Wade. Mais la dépénalisation du délit de presse a été servie comme prétexte pour ne pas le voter. Ceci a conduit à des tractations à n’en plus finir jusqu’au retrait de ce point de discorde. Aujourd’hui qu’il est en phase d’être adopté, l’on peut bien s’interroger sur le timing choisi par l’Exécutif pour s’y atteler. En effet à la veille des législatives, l’on se demande si ce n’est pas un clin d’œil du pouvoir qui espère un retour sur investissement ? Ou est-ce un acte désintéressé ? Toujours est-il que cette avancée est bénéfique pour le monde des médias. Pour autant, l’adoption de ce code mettra-t-elle fin à la précarité des journalistes ? Seul l’avenir édifiera. Le directeur de Dmédia, Massamba Mbaye, n’en est d’ailleurs pas convaincu. Interrogé lors de la marche du Cap. il disait  : «Ce nouveau code ne va pas tout régler. Il va créer un environnement favorable.» Il brandissait l’argument selon lequel «les entreprises de presse sont sur un marché qui a ses réalités : un lectorat réduit et des annonceurs qui ne sont pas trop nombreux».
mgaye@lequotidien.sn

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