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Pour la prochaine saison, la Fédération sénégalaise de football projette un budget de 7 à 8 milliards Cfa, a informé son président, Me Augustin Senghor. Et cela, grâce aux retombées de la qualification de l’Equipe nationale au prochain Mondial 2018, prévue en juin, en Russie. L’instance fédérale était en Assemblée générale ordinaire samedi, au salon d’honneur du stade Léopold Sédar Senghor.

La Fédération sénégalaise de football a tenu samedi au salon d’honneur du stade Léopold Sédar Senghor, son Assemblée générale ordinaire. Et cela, à près de deux mois du Mondial 2018 en Russie. Un rendez-vous planétaire du ballon rond où le Sénégal sera à sa deuxième participation, après celle historique de 2002, sanctionnée par une place de quart de finaliste. Une occasion pour les membres de se projeter sur la prochaine saison, après avoir épluché et validé les rapports d’activités et financier de la saison écoulée. Concernant l’exercice budgétaire, le rapport financier affiche un excédent d’exploitation positif de 467 320 059 Cfa avec un produit de 2 287 430 507 Cfa et charges de 1 820 160 448 Cfa. Pour l’exercice à venir, la Fédé projette, avec les retombées de la Fifa, un budget qui va passer de plus de 2 milliards Cfa à près de 7 à 8 milliards Cfa. Un rapport financier validé par l’assemblée, Même si certains membres n’ont pas manqué de regretter le retard accusé dans la disponibilité du rapport. «C’est tout bénef pour le football sénégalais. Et l’erreur à ne pas commettre, c’est de ne pas en faire la redistribution aux acteurs, mais surtout ne pas en faire les investissements qui doivent en être faits pour pouvoir pérenniser le devenir du football sénégalais. Nous savons que tous les Sénégalais nous épient parce que le football, plus qu’un jeu, est devenu au Sénégal, une seconde religion», dira le président de la Fédé. Sur ce chapitre, Me Senghor informe que la Fédération s’est appuyée sur le rapport de la Cour des comptes de 2002 pour éviter certains manquements.

Unité et excuses aux Mbourois
Pour atteindre ses objectifs et travailler dans un climat apaiser, les membres ont prôné l’unité. «Le contexte est important à signaler. C’est un exercice au sortir duquel, le football local a connu quelques péripéties et particulièrement le 15 juillet qui est une date à retenir dans l’histoire du football parce que nous avons eu un match qui s’est terminé par des incidents où il y a eu mort d’homme. C’était l’occasion de rappeler tout le monde au pardon et surtout de présenter nos excuses à la famille du football basée à Mbour, mais aussi à l’ensemble de la population de Mbour parce que c’est elle qui avait été éprouvée», dira le président de la Fédération sénégalaise de football, Me Augustin Senghor. Avant d’ajouter : «C’était aussi l’occasion pour toute la famille du football de se mobiliser, de taire les querelles pour aller vers l’essentiel. Parce que l’autre aspect important, c’est qu’au sortir de cet exercice, nous allons participer pour la deuxième fois à une Coupe du monde. Pour n’importe quel pays, c’est un événement majeur dans la vie du sport. Il est important de lancer le message que c’est en étant unis que nous pouvons réussir cette Coupe du monde pour que les générations futures puissent obtenir les retombées.» Pour cela, souligne Me Senghor, «il faut qu’on fasse de bons résultats, mais il faut qu’on y aille unis et surtout travailler à pérenniser dans le futur, les qualifications en Coupe du monde avec tout ce que cela recèle comme avantages.»
L’assemblée a également examiné les problèmes liés au fonctionnement des ligues, des clubs entre autres. «Les difficultés ne manquent pas. C’est toujours un moment précis où il faut savoir rendre compte, se projeter vers l’avenir, mais aussi écouter les critiques pour mieux faire lors du prochain exercice.»
Evoquant la situation de la Ligue de Saint-Louis, Me Senghor a regretté qu’elle soit la seule à n’avoir pas encore renouvelé ses instances. «Nous demandons à tous les acteurs de Saint-Louis de pouvoir se retrouver autour de l’essentiel. De la même manière que Mbour et Ouakam, tous les segments du football doivent pouvoir apaiser les querelles. Aujourd’hui, il y a un temps pour les élections, mais le reste du temps doit être consacré au travail, au développement de chaque secteur de notre football», a appelé Me Senghor.
wdiallo@lequotidien.sn

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