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La Suisse a interpellé jeudi l’ex-ministre de l’Intérieur gambien Ousman Sonko. Proche de l’ex-président Yahya Jammeh, il est soupçonné de crimes contre l’humanité. Ousman Sonko, ministre de l’Intérieur de Gam­bie pendant dix ans avant d’être limogé en septembre dernier, a été interpellé dans la petite ville de Lyss, située près de Berne, où il a déposé une demande d’asile en novembre dernier. Ousman Sonko avait déjà tenté d’obtenir l’asile en Suède, quelques jours après son limogeage, en septembre. «L’enquête à son encontre a été ouverte en conformité avec l’article 264a du Code pénal, qui porte sur les crimes contre l’humanité», a expliqué le procureur du canton de Berne, Christof Scheurer. «Il sera entendu prochainement», a indiqué le porte-parole du procureur du canton de Berne, Amaël Gschwind.

Responsable des lieux de détention
Son interpellation en Suisse fait suite à une «dénonciation pénale», déposée par l’organisation non gouvernementale Trial International, basée à Genève et luttant contre l’impunité dans le monde. «En tant que responsable des lieux de détention, Ousman Sonko ne pouvait ignorer les tortures qui s’y pratiquaient à grande échelle contre les dissidents politiques, journalistes et défenseurs des droits humains», a déclaré Bénédict de Moerloose, responsable du Département Droit pénal et enquêtes de l’Ong.
Avant de diriger le ministère de l’Intérieur, Ousman Sonko occupait le poste d’inspecteur général de la police gambienne. Il était auparavant commandant du premier bataillon d’infanterie de l’Armée gambienne.
Avec Jeuneafrique

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