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Pour un meilleur approvisionnement du marché national en sucre, la Compagnie sucrière sénégalais (Css) et l’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (Unacois-jappo) ont procédé à la signature d’une nouvelle convention, en présence de Serigne Mboup, président de l’Union nationale des chambres de commerce du Sénégal. Selon André Froissard, directeur général de la Css, cette nouvelle convention avec l’Unacois permettra d’assurer correctement l’approvisionnement en sucre des 14 régions du pays. La Css a fait de grands bonds en avant pour avoir considérablement boosté sa capacité de production qui est passé de 2 500 tonnes de cannes bottées par jour à 6 000 tonnes, alors que de 100 mille tonnes de sucre par campagne en 2000, la production est en passe d’atteindre les 150 mille tonnes, grâce aux gros investissements estimés à plus de 100 millions d’euros, soit environ 65,5 milliards de francs Cfa, permettant la mise en œuvres du projet Kt 150 devant permettre la mise en œuvre de la politique du gouvernement en matière d’autosuffisance alimentaire, notamment de sucre.
Cette convention, précise Cheikh Cissé, président de l’Una­cois-jappo, est la deuxième que son organisation et la Com­pagnie sucrière signent. Mais cette fois-ci, ils ont changé d’approche, car malgré la signature de la première convention, certaines régions manquaient de sucre. Avec cette nouvelle, le marché sera correctement alimenté. C’est pour cette raison, explique-t-il, que toutes les régions du Sénégal sont représentées dans cette visite. Selon M. Cissé, il s’agira aussi après la signature de cette convention de faire de sorte que le sucre ne sorte plus du pays pour être vendu dans la sous-région. Avec cette convention, assure-t-il, les failles notées jusque-là et qui faisaient par exemple que le sucre soit concentré dans trois régions du Sénégal seront corrigées. Dans le même sens, Alla Dieng, secrétaire général de l’Unacois, a ajouté que cette convention qui comporte neuf articles a pour principal objectif de faciliter la distribution des produits de la Css, notamment le sucre et surtout de mettre un terme à la vente du sucre hors du pays. Pour lui, il y avait bel et bien fraude sur le sucre, car des commerçants véreux commandaient plus que les besoins de la population dans certaines régions pour ensuite revendre l’excédent dans les pays de la sous-région.
Sur une éventuelle implantation d’une deuxième usine de production de sucre au Sénégal, le président de l’Unacois a indiqué, à la suite de André Frois­sard qui l’avait dit auparavant, que cela est bien possible et est même une né­ces­sité, car il est loisible à tout in­dus­triel de venir investir dans le sucre.
cndiongue@lequotidien.sn

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