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Dans la banlieue dakaroise, l’image de l’hôpital de Pikine est complètement écornée à cause de la mort tragique de Aïcha Diallo. Face à cette situation, les femmes de Guinaw-Rails annoncent une marche pour protester contre certaines «pratiques» en cours de cette infrastructure hospitalière. Mame Diarra Fam, députée de la Diaspora, élue sur la liste de Wattu Senegaal, est en tête de cette offensive des femmes de la banlieue : «Lorsque j’ai reçu l’information hier (mardi), je me suis rendue à l’hôpital de Pikine pour rencontrer en personne les responsables pour s’enquérir de la situation. Malheureusement, ils m’ont fait savoir que le médecin même qui était en charge était en congés. Néanmoins, j’ai fait une visite de proximité pour voir les patients. En tant que spécialiste de la santé, ce que j’ai vu hier (mardi) ne nous honore pas. Des patients  couchés à même le sol, fatigués. L’hôpital de Pikine aujourd’hui devrait être revu.» Elle a fait cette déclaration devant des femmes dépitées, qui ressassent les expériences qu’elles ont vécues dans cet hôpital. Réunies à la place publique de Guinaw-Rails, elles ont étalé leurs maux à travers la bouche de Arame Guèye : «Nous sommes toutes victimes de cette structure hospitalière. Ils (les responsables) te disent si tu n’as pas d’argent, tu n’es pas soigné. Compte tenu de cette situation, nous mères de famille avions décidé de faire une marche pour  la fermeture de cette structure hospitalière.» En écho, Asy Ndiaye raconte une anecdote invraisemblable : «Mon bébé à été échangé, il a fallu un test Adn pour pouvoir reprendre mon bébé.» Le dernier appel est les prix jugés exorbitants appliqués à l’hôpital de Pikine niché au cœur de la banlieue où les populations n’ont pas suffisamment de moyens pour supporter certaines factures.

latifmansaray@lequotidien.sn

2 Commentaires

  1. Il faudrait revoir le système hospitalier. Le personnel médical ne respecte point les patients. Vous pouvez accoucher sur le palier si vous n’avez pas d’argent. Si vous avez une maladie quelconque, les médecins ne vous disent pas de quoi vous souffrez.
    La mort d’Aïcha est une parmi tant d’autres dont nous crions pour une semaine et nous oublierons.

    Il y a de nombreuses choses qui ne nous choquent pas chaque jour. Nous continuons à les ignorer et dés qu’il y a une goutte d’eau qui fait déborder la vase, nous explosons.
    Le combat contre les comportements des gens partout dans les milieux sanitaires, administratifs, transports … devrait se mener chaque jour.

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