PARTAGER

L’administration du groupe Yavuz Selim Sa, le ministre de l’Intérieur et les responsables du ministère de l’Education vont se revoir lundi prochain pour une autre réunion afin de trouver une solution de sortie de crise. Lors de la rencontre tenue hier, les représentants de Yavuz Selim ont réitéré leur rejet de la proposition d’administration provisoire de l’Etat et ont fait une contre-proposition, qui sera étudiée par le gouvernement.

Le groupe Yavuz Selim Sa a réitéré devant le ministre de l’Intérieur le rejet de proposition de l’administration provisoire de ses écoles par l’Etat. Selon Madiambal Diagne, Pca du groupe Yavuz Selim Sa, lors de cette rencontre avec le ministre de l’Intérieur, les discussions se sont déroulées de «façon franche et responsable». Soulignant qu’ils ont dit aux autorités que leur proposition ne leur agrée pas, M. Diagne renseigne qu’une contre-proposition leur a été faite pour sortir de cette crise. Sans entrer dans les détails, le Pca du groupe Yavuz Selim soutient que le gouvernement devra étudier cette proposition avant de les recevoir lundi prochain. «Il ne serait pas très indiqué de la divulguer sur la place publique. A l’instant où nous parlons, retenez que nous avons refusé l’administration provisoire par l’Etat. Nous avons pris sur nous de faire une contre-proposition qui semble être de leur point de vue, une proposition qui peut être examinée par l’administration. On ose espérer que lundi nous trouverons une solution définitive à ce contentieux», a-t-il expliqué.
Revenant sur les raisons du refus de la proposition de l’administration provisoire, Mous­sa Sarr, conseil du groupe Yavuz Selim, soutient qu’il a été indiqué au ministre «que juridiquement ce ne serait pas faisable parce que l’Etat du Sénégal ne peut pas venir administrer un bien qui appartient à une société anonyme». Poursuivant ses explications, Me Sarr indique que «dans notre pays qui prétend être un Etat de droit, le droit de propriété est sacré, par conséquent il n’est pas admissible, alors que les conditions exigées pour une administration provisoire n’étant pas réunies, qu’on puisse accepter». Selon l’avocat, l’Etat a pris acte de leur contre-proposition, et ils sont en train d’y réfléchir.
dkane@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE