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«Aujourd’hui au rythme où se font les inscriptions sur les listes électorales à l’échelle des 45 départements du Sénégal, le département de Tivaouane occupe le quatrième rang. Et Mérina Dakhar est la première dans le département avec plus de 6000 inscrits dans la commune», a indiqué, hier, le maire de la commune de Mérina Dakhar. Face au club des journalistes de Thiès, ce dimanche 5 février, avec qui il s’est entretenu sur des questions politiques, économiques et sociales, qui interpellent le Sénégal, Aymérou Gningue de lancer «un vibrant appel aux citoyens de toute notre région pour l’intensification de la mobilisation dans le cadre des opérations en cours d’inscription sur les listes électorales dans le but de faire de Thiès la deuxième région électorale du Sénégal après Dakar». Un objectif qui, de l’avis du président du Conseil d’administration de Ahs (Aviation Handling Services), «est à notre portée si nous restons unis et mobilisés. C’est ce challenge qui est le nôtre à Mérina Dakhar et dans le département de Tivaouane où notre ambition commune est de dépasser le cap des 220 000 électeurs inscrits d’ici la clôture des opérations en fin avril». Au-delà, il a été interpellé sur la répartition des fonds de dotations et de concours, objet de débat à Thiès où le maire de la commune de Thiès-Est, Pape Bassirou Diop, a fustigé récemment le fait que sur le plan démographie, sa «commune fait quatre fois la commune de Thiadiaye alors que ce qu’il reçoit ne fait pas le tiers de ce qui est alloué à Thiadiaye». Comme réponse, il fait comprendre que «c’est une vieille bagarre». Et d’expliquer, «avant l’Acte III de la décentralisation, les 100 communes qui existaient au Sénégal absorbaient 80% des Fonds de dotations et les 20% étaient répartis au niveau des 522 communautés rurales. C’était ça la règle depuis la loi 1972». Pour dire, selon le maire de Mérina Dakhar, que le Président Macky Sall est en train de «rééquilibrer les choses». Il poursuit, «rééquilibrer les choses ne veut pas forcément dire trouver l’équité tout de suite, c’est-à-dire faire une répartition qui soit égalitaire pour tout le monde, forcément il y a des critères». Lesquels critères, estime le responsable apériste du département de Tivaouane, «tiennent en compte l’équité au niveau de la réalisation des infrastructures socio-économiques de base». Il cite à titre d’’exemple, la commune de Pambal qui «ne bénéficie d’aucune infrastructure». Et se demande : «Comment vous pouvez répartir et donner le même montant à la commune de Mérina Dakhar, par exemple, une ex-communauté rurale qui existe depuis 1972. Ça, il faut l’accepter, ce sont les règles du jeu. Parce que si vous n’avez pas le même niveau d’investissements au niveau des infrastructures communautaires de base, les mêmes populations, les mêmes enjeux et les mêmes problèmes économiques, il est évident qu’on tienne compte de ces critères-là dans la répartition et des fonds de dotations et des fonds d’équipements.» Le maire est largement revenu sur les «sujets portant sur le vécu quotidien des populations rurales et semi-urbaines qui peuplent l’essentiel de nos territoires». Aussi, il a partagé sa vision sur les «perspectives électorales», sur sa «ferme détermination à œuvrer au rassemblement de nos forces dans l’unité et la cohésion en vue d’offrir à notre majorité, une victoire éclatante aux élections législatives de juillet».

nfniang@lequotidien.sn

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