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Après l’Union syndicale pour une éducation de qualité (Useq), c’est au tour du Grand cadre de dérouler son mot d’ordre de grève. Les enseignants membres de ce syndicat vont observer un débrayage le mardi prochain à partir de 10 heures et une grève totale le mercredi. Ils protestent contre le «refus» du gouvernement de payer aux enseignants les indemnités qui leur sont dues pour le compte des examens de l’année scolaire écoulée et s’insurgent contre la «provocation» du gouvernement qui, selon eux, ponctionne abusivement les salaires des enseignants sans concertation.

Le système éducatif risque de renouer avec des crises après l’accalmie observée l’année dernière. Après plusieurs alertes à travers un préavis de grève, le Grand cadre engage la bataille. Les syndicalistes vont observer un débrayage le mardi prochain à partir de 10 heures, qui sera suivi d’une Assemblée générale dans tous les établissements du Sénégal. Une grève totale sera également observée le lendemain du préscolaire au secondaire, annonce Oumar Waly Zoumarou, coordonnateur du Grand cadre. Alors que le gouvernement appelle à des concertations mardi.
Les enseignants s’insurgent encore contre le non-respect des accords avec le gouvernement qui, selon eux, fait le sourd. Pis, souligne M. Zoumarou, ce gouvernement «se donne un malin plaisir non seulement à violer les accords de 2007 en refusant des payer aux enseignants les indemnités qui leur sont dues pour le compte des examens de l’année scolaire écoulée, mais aussi de faire dans la provocation en ponctionnant abusivement les salaires des travailleurs en général et des enseignants en particulier sans concertation avec ces derniers ni préavis officiel motivé». Ces syndicalistes exigent du gouvernement la remise de toutes les sommes ponctionnées sur leurs salaires, le paiement de toutes les indemnités liées aux examens et la prise en charge correcte des préoccupations des enseignants consignées dans son préavis sans délai, selon le coordonnateur du Grand cadre.
Pour Oumar Waly Zoumarou, l’Etat n’a pas su profiter de cette période d’accalmie observée l’année dernière. «L’Etat devait remplir sa part d’engagements pris devant les enseignants, encore moins devant les médiateurs et les khalifes généraux. Loin s’en faut, il n’a fait preuve que de négligence dans la prise en charge des préoccupations des acteurs du secteur de l’éducation et de la formation», relève le coordonnateur. Cette attitude du gouvernement, qualifiée de défiance par les syndicalistes, a engendré une grande frustration dans les rangs.
Les syndicalistes réclament le respect des accords signés le 17 février 2014 avec les syndicats d’enseignants, notamment le respect du principe de la gestion démocratique des personnels enseignants, la diligence de la sortie du décret portant statut des élèves-maîtres sortant des Crfpe, l’augmentation substantielle de toutes les indemnités allouées aux enseignants, et surtout les indemnités de logement et d’enseignement, la diligence dans la mise en place des crédits au logement appelés prêts Dmc, entre autres.
ndieng@lequotidien.sn

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