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Des chercheurs australiens ont évalué l’efficacité d’une combinaison de médicaments, issus d’une nouvelle approche thérapeutique, dans le traitement du mélanome, un cancer agressif de la peau. Le mélanome est le moins fréquent des cancers de la peau, mais il est le plus agressif. Le risque de métastases est élevé, les cellules malignes peuvent ainsi se diffuser dans le corps. Depuis quelques années à peine, une nouvelle arme thérapeutique a fait son apparition : l’immunothérapie. Ces traitements ciblent les cellules immunitaires pour qu’elles accomplissent leur mission : défendre l’organisme et combattre les intrus dangereux, en l’espèce les cellules cancéreuses.
Les médicaments mis au point ont montré une vraie efficacité sur le mélanome à un stade avancé. Mais cette efficacité peut-elle être encore meilleure en administrant aux patients non pas une molécule mais deux ? C’est ce qu’a voulu évaluer via une étude sur des centaines de malades, une équipe de scientifiques australiens, comme d’autres chercheurs avant eux. Les résultats, publiés dans la revue scientifique The New England Journal of Medicine, sont positifs : la survie des patients s’en trouve augmentée.
Pour autant, ce type de traitements n’agit pas sur tous les malades. Et l’administration de deux médicaments augmente les effets secondaires. Pour Geor­gina Long, coauteure de cette étude, «les résultats de ces essais suggèrent que nous pouvons arrêter net la maladie et sauver des vies». La révolution de l’immunothérapie est en marche.
Rfi

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