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Les conséquences d’un cadre négatif de travail sont désastreuses. D’après l’Organisation mondiale de la santé (Oms), «un cadre négatif de travail peut entrainer des problèmes de santé physique et mentale, l’usage nocif de substances ou d’alcool, l’absentéisme et une perte de productivité». Pour éviter de telles situations, l’Oms insiste sur des mesures visant à favoriser un environnement de travail sain.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (Oms), «un cadre de travail négatif peut entraîner des problèmes de santé physique et mentale, l’usage nocif de substances ou d’alcool, l’absentéisme et une perte de productivité». Dans un document rendu public, l’Oms attire l’attention sur l’importance de créer un environnement de travail favorisant la santé mentale. Partant d’une étude récente qu’elle a menée, l’Oms estime que «la dépression et les troubles de l’anxiété coûtent à l’économie mondiale 1000 milliards de dollars (US $) par an en perte de productivité». Relevant la nécessité de veiller à cet aspect, l’organisation souligne que «dans les environnements de travail favorisant la santé mentale et soutenant les personnes atteintes de troubles mentaux, la probabilité est plus grande d’observer une baisse l’absentéisme, une hausse de la productivité et les progrès économiques associés». Etudiant les facteurs de risque pour la santé liés au travail, les auteurs de ce document informent qu’ils sont nombreux. Selon eux, «la plupart des risques sont liés aux interactions entre le type de travail, le cadre organisationnel et managérial, les aptitudes et compétences des employés et le soutien à leur disposition pour s’acquitter de leur travail». «Par exemple, une personne peut avoir les aptitudes pour accomplir certaines tâches, mais trop peu de ressources pour faire ce qui lui est demandé ou aucun soutien dans les pratiques de management ou de l’organisation», a-t-on expliqué. S’agissant des risques pour la santé mentale, les causes vont être cherchées dans «l’insuffisance des politiques en matière de santé et de sécurité, les mauvaises pratiques de communication et de management, la participation limitée à la prise de décisions ou peu de contrôle des personnes sur leur domaine de travail, peu de soutien aux employés, la rigidité des horaires de travail, les tâches ou objectifs de l’organisation manquant de clarté».

Les bonnes pratiques pour un environnement de travail sain
Pour l’Oms, la seule solution pour éviter ces problèmes c’est de créer un environnement saint. «On peut décrire un environnement de travail sain comme un environnement où les travailleurs et les cadres contribuent activement à l’environnement de travail en favorisant et protégeant la santé, la sécurité et le bien-être de tous les em­ployés», a-t-on fait savoir. Ainsi l’organisation recommande pour y parvenir «l’élaboration d’une législation, de stratégies et de politiques gouvernementales». Partant du guide récent du Forum économique mondial, l’Oms propose des interventions sur 3 fronts. Il s’agit de «protéger la santé mentale en réduisant les facteurs de risque liés au travail, promouvoir la santé mentale en développant les aspects positifs du travail et les atouts des em­ployés, combattre les problèmes de santé mentale». Dans ce guide, il est aussi «décrit les mesures que les organisations peuvent prendre pour créer un milieu du travail qui soit sain : sensibilisation à l’environnement du travail et à la manière de l’adapter pour favoriser une meilleure santé mentale pour les différents employés» entre autres. Le document énumère également «les interventions et les bonnes pratiques protégeant et favorisant la santé mentale dans le milieu du travail». Il est recommandé la «mise en œuvre et surveillance de l’application des politiques et pratiques de santé et de sécurité en identifiant la souffrance psychologique, l’usage nocif des substances psychoactives, la maladie et en y consacrant les ressources nécessaires pour les prendre en charge». Il y a aussi l’information «du personnel sur le soutien disponible, la participation des employés à la prise de décisions, la communication d’un sentiment de contrôle et de participation…».
dkane@lequotidien.sn

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