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Chrétiens comme musulmans ont rompu mardi le jeûne à la résidence de l’ambassadeur de la France au Sénégal. Moment inouï pour réaffirmer la place de l’islam dans son pays et les grandes valeurs qu’il véhicule.

Dans un contexte international marqué par des attentats terroristes, l’ambassadeur de la France au Sénégal a convié à un Ndogou dans sa résidence pour rappeler l’importance de l’islam dans son pays. «L’islam est la deuxième religion de la France. Il a toute sa place dans notre pays. Nous avons beaucoup de respect pour lui… La France est fière que l’islam soit cette deuxième religion et qu’il ait cette place importante, aussi bien sur le plan religieux que culturel, que politique et qu’il concourt à ce que l’esprit de tolérance l’emporte sur toutes les autres considérations», dit-il. L‘ex-ambassadeur de la France en Israël  s’offusque que les djihadistes s’en revendiquent, pour mener des combats ça et là et commettre des attentats à tout bout de champ. «Il n’y a pas de divergences religieuses. Ce qu’il y a malheureusement, en Europe, en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie, ce sont des personnes qui n’ont pas compris l’islam et qui ont profondément déformé et perturbé ses fondamentaux. Ils sont le contraire même de ce qu’est l’islam !», a déclaré l’homme pressenti, selon le site Français L’Opinion, à la tête de la Taskforce antiterroriste de l’Elysée. Ces djihadistes, tapis dans l’ombre de l’islam et œuvrant au nom de «pseudo-théories qu’ils véhiculent, ne représentent qu’eux, rien de plus!», décrypte le diplomate. Il ne suffit, selon lui, qu’à regarder leur profession de foi : «Ce sont des professions de foi de gens qui n’ont absolument pas compris ce qu’est la réalité de l’islam !»
Par ailleurs, Christophe Bigot souligne, devant l’assistance, l’importance de rappeler cet islam de paix, de tolérance, et de coexistence pacifique dont la France est si fière qu’il soit sa deuxième religion. Prenant l’exemple du Sénégal, ce dernier a chanté le vivre-ensemble. «Le Sénégal, modèle de tolérance, en est un exemple patent… Ce qui me frappe, c’est que les Ndogou, ce sont des Ndogou où on se retrouve en famille et où on participe à cet esprit de solidarité, avec les plus démunis. C’est cet esprit que j’ai voulu retrouver dans cette résidence.» Il a donc invité Baaba Maal, qui a musicalement  assuré sa partition à ce Ndogou. Ouvrant avec le morceau Baayo.
aly@lequotidien.sn

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