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Paris accueillera bien les J0 d’été en 2024. Pour un budget de 6,8 milliards de dollars, les épreuves seront réparties sur 38 sites dont 29 en Île-de-France.

Après un siècle d’attente et de cuisants échecs, Paris a officiellement été désignée ville hôte des Jeux Olympiques de 2024, hier, lors de la 131e session du Comité international olympique (Cio) à Lima, au Pérou. La ville de naissance du fondateur des Jo modernes, Pierre de Coubertin, accueillera donc pour la troisième fois les Jeux Olympiques après 1900 et 1924. Le slogan «Made for sharing» a été dévoilé en février.

Le budget : 6,8 milliards d’euros
Le premier adjoint à la mairie de Paris, Bruno Julliard, l’a assuré, mardi, sur franceinfo : ces Jeux Olympiques ne coûteront «pas plus» de 7 milliards d’euros, rappelant que c’était l’une des conditions de la candidature de Paris 2024 imposées par la maire de Paris, Anne Hidalgo. Le budget annoncé, aujourd’hui, est de 6,8 milliards d’euros. Le Comité d’organisation de Paris 2024 assure que les Jo rapporteront 10,7 milliards d’euros. Mais le dépassement des budgets est une tradition olympique. Les dernières olympiades ont largement dépassé leur budget initial : Londres 2012 a dépassé son budget de 6,2 milliards d’euros et Pékin 2008 de 28 milliards d’euros.
Quid des infrastructures après les Jeux ? A Londres, le quartier populaire de Stratford, dans l’est de la capitale britannique, a opéré une mue spectaculaire, mais a aussi vu le prix de l’immobilier exploser, chassant une partie de ses habitants. Pourtant Londres 2012 pourraient bien être les premiers Jeux rentables de l’histoire. A Rio, l’esprit festif a disparu dans la cité brésilienne, au profit de la violence et des affaires de corruption, tandis que la plupart des installations sportives sont inutilisées.

28 sites existants, 8 à aménager, 2 à construire
Pour tenir un tel budget, Paris se targue de n’avoir aucune construction massive à financer. La liste des sites retenus a été dévoilée en février dernier. Entre le Stade de France, Roland-Garros, Bercy, l’Arena-92, Jean Bouin ou encore le Parc des princes, Paris possède 95% des infrastructures nécessaires à l’organisation des Jo, affirme le comité organisateur. En fait, 93% selon l’estimation corrigée par la commission d’évaluation en mai.
Si certains monuments historiques serviront d’écrin aux épreuves, il reste à aménager temporairement le Champ de Mars (beach-volley), la tour Eiffel (départ du triathlon, natation en eau libre, marathon), les Champs-Elysées (cyclisme sur route), les Invalides (tir à l’arc) et le château de Versailles (équitation). Il faut également rénover en profondeur le centre de water polo à Marville, mais aussi construire un centre aquatique à La Plaine-Saulnier, à Saint-Denis (natation, natation synchronisée et plongeon) et le Bercy Arena 2 (basket-ball et lutte).
Hors infrastructures sportives, il faut bâtir le Village olympique et paralympique de 17 000 lits sur le site de la Cité du cinéma, à Saint-Denis (1,3 milliard d’euros) et le village des médias près du centre des médias au Bourget.

Des épreuves un peu partout en France
Pour ces Jeux Olympiques, 38 sites seront donc dédiés à la compétition, en plus du Village olympique. Neuf d’entre eux se trouvent en dehors de la région parisienne. Il s’agit essentiellement des principaux stades du pays, dans lesquels les épreuves de football auront lieu comme le Stade Pierre-Mauroy près de Lille, le Stadium de Toulouse, le Stade de Bordeaux ou encore le Stade de La Beaujoire à Nantes. Il y aura également la marina olympique à Marseille pour les épreuves de voiles.
Source : franceinfo

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