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«En ce qui nous concerne, les spéculations juridiques du Pr Babacar Guèye ne nous engagent pas, ni les forces vives de ce pays encore moins les citoyens sénégalais», a affirmé tout de go ce responsable politique de l’Apr dans le Goudomp. Le jeune leader politique estime néanmoins que la déclaration de l’universitaire est plutôt «troublante».
En effet, Fossar Souané, un fervent défenseur de l’actuel régime, considère que le moment est mal choisi pour tenir une telle déclaration. «Pourquoi attendre plus d’un an et demi après le référendum et à quelques mois de la Prési­den­tielle pour nous sortir cette histoire ubuesque», s’interroge-t-il.
Considérant qu’«on essaie de mettre à mal le Président Macky Sall et ses concitoyens», il dit qu’il s’agit tout simplement «d’une tentative de déstabilisation politique qui ne dit pas son nom».
L’Apriste de Goudomp a rappelé qu’«en réalité en 2016, lors du référendum, les Sénégalais n’ont pas voté pour l’adoption d’une nouvelle Constitution, mais plutôt pour une révision, c’est-à-dire le changement et l’introduction de quelques articles dans la Cons­titution existante, adoptée en 2001». Dès lors, il soutient avec force conviction que «la Cons­titution est claire en son article 27 qui stipule que ‘’la durée du mandat du président de la République est de cinq ans. Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs’’. Pour dire que c’est la même Constitution qui s’applique au mandat actuel et éventuellement le prochain du Président Macky Sall». Fossar Souané d’en conclure que «cette démarche de confusion politique est vouée à l’échec».
Mieux, lui qui s’attendait à un discours apaisant décèle globalement, au cours de l’interview, un manque d’objectivité dans les propos du Pr Guèye qu’il qualifie «d’alarmiste». Il est en déphasage totale avec le juriste qui, parlant des élections, aurait «passé son temps à accuser le ministère de l’Intérieur d’orchestrer un désordre pour empêcher les citoyens de voter». Cette accusation ne se justifie nullement, puisqu’une belle occasion lui a été offerte  à travers le Resocit auquel appartient le Professeur et qui était impliqué dans le processus pour plus de transparence.
Invoquant le passé, Banding Fossar Souané a souligné que son leader est bien en phase avec lui-même. «Le candidat Macky Sall avait combattu en 2011 le 3ème mandat de Wade. Par conséquent, il n’a jamais eu l’intention de déroger à cette règle démocratique et constitutionnelle.»
Enfin, le natif de Sandiniéri, qui se bat pour la réélection de Macky Sall en 2019, affirme que pour l’heure, le seul objectif de ce dernier et de son gouvernement reste la satisfaction des besoins des Sénégalais.
«Nous sommes convaincus qu’il sera réélu grâce à son bilan par les Sénégalais.» Toutefois, au sujet d’un 3e mandat de Macky en 2024 à l’origine de l’agitation de l’opinion et de la classe politique, Fossar Souané est formel : «Il s’en ira en laissant une démocratie sénégalaise accomplie et une situation socio-économique florissante.»
odemba@lequotidien.sn

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