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La polémique qui souffle sur le microcosme politique depuis dimanche dernier enregistre la première réaction du premier concerné. Le Président Macky Sall réaffirme que la question du 3ème mandat a été définitivement réglée par la Constitution de 2016. Et, par conséquent, il trouve que ce débat «n’a pas sa raison d’être».

La polémique autour d’un 3ème mandat en 2024 «juridiquement possible» a enflé depuis dimanche. Le président de la République a tenté hier de la dégonfler, après que son ministre de la Justice et un des promoteurs de la Constitution de 2016 a pris le contre-pied de son collègue universitaire. Au cours de la conférence de presse commune du président de la République et de son homologue burkinabè, Roch Christian Marc Kaboré, dans le cadre de la visite officielle de ce dernier au Sénégal, Macky Sall est revenu sur les propos du constitutionnaliste Babacar Guèye, qui a évoqué en début de semaine la possibilité pour le chef de l’Etat de se présenter pour un troisième mandat en 2024, «faute de dispositions transitoires dans la nouvelle Constitution». Macky Sall affirme que le débat sur la probabilité de le voir briguer un troisième en 2024 «n’a pas sa raison d’être», tout en assurant qu’il est «dans la logique de ne pas dépasser deux mandats». «Le nombre de mandats n’a pas été modifié. Pourquoi engager une discussion sur un débat de 2024 ? C’est un débat qui n’a pas lieu d’être, parce que je suis dans la logique de ne pas dépasser deux mandats, si le Peuple sénégalais me fait confiance en 2019. Ce débat ne doit pas nous faire perdre du temps. Cette question a été définitivement fixée par la Constitution. D’ailleurs en 2016, c’était moins le nombre de mandats mais la durée. On devait passer du septennat au quinquennat bloqué. Mais le nombre de mandats est réglé depuis très longtemps», a rappelé le Président Sall.

bdavid@lequotidien.sn

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