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Pour combler le gap de 60 mille poches de sang, le ministre de la Santé et de l’action sociale préconise la délocalisation vers une collectivité locale et l’installation des points de collecte. Abdoulaye Diouf Sarr invite aussi les entreprises à s’engager dans ce combat.

Le Sénégal court après un gap de 60 mille poches par an, à en croire Diouf Sarr. «Sur un besoin de 150 mille poches par an, le gap est de 40%», a ainsi fait savoir samedi le ministre de la Santé et de l’action sociale Abdoulaye Diouf Sarr qui a participé dans la matinée à deux cérémonies de don de sang à Sangalkam, puis à Mbao. Un manque à combler pour lequel le ministre a décliné des stratégies axées sur l’implication des collectivités locales à côté du travail effectué par le Centre de transfusion sanguine. «Il y a des stratégies de décentralisation, d’installation de structures de collecte de sang. Même s’il y a ces structures décentralisées, il faut avoir des stratégies avancées. Se délocaliser de temps en temps, aller vers une collectivité locale et installer des points de collecte», a-t-il fait savoir après avoir donné de son sang lors de l’opération organisée par la commune de Sangalkam.
Il a par ailleurs salué la spontanéité du ministre Omar Guèye, organisateur de la cérémonie, pour avoir été le premier à traduire en acte l’appel lancé par le Président Macky Sall pour une vaste campagne de don de sang. «Le chef de l’Etat veut que tous les Sénégalais manifestent leur solidarité et leur citoyenneté à travers le don de sang», a justement rappelé le ministre de la Santé. 152 poches de sang ont été collectées lors de l’opération. De quoi ravir un des membres de l’équipe médicale sur place. «On avait fait une prévision de 150 ; c’est un nombre important», a-t-il expliqué. Il suffit à quelque 400 collectivités locales de suivre l’exemple de Sangalkam pour résorber ainsi le gap. «Je suis persuadé que les 557 maires du Sénégal vont suivre ce train de solidarité territoriale et citoyenne», a lancé avec optimisme Diouf Sarr. «Donner du sang, c’est sauver des vies. C’est la raison pour laquelle la commune de Sangalkam dont je suis le maire, en relation avec le sous-préfet de l’arrondissement, a tenu à organiser cette manifestation. Le Président Macky Sall dans la mise en œuvre du Pse dans l’acte 2 – le capital humain, la protection sociale et le développement durable – met l’accent sur la santé des populations», a fait savoir le ministre de la Pêche et de l’économie maritime Omar Guèye pour motiver la tenue de la cérémonie.
Ravi de l’initiative de son collègue du gouvernement, il a qualifié Sangalkam de capitale du don de sang tout en incitant les entreprises à s’engager dans le combat. «C’est cela le Sénégal. Faire en sorte que celui qui est à l’hôpital et qui a besoin de sang puisse en disposer parce que la Nation tout entière s’est levée comme un seul homme pour dire voilà le stock nécessaire pour soulager les patients. Nous sommes en train de nous mobiliser au niveau national», a assuré le ministre de la Santé.
abndioaye@lequotidien.sn

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