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La nouvelle ministre des Mines et de la géologie a visité, vendredi
dernier, toute la ligne de production de l’entreprise minière, Dangote Cement Sénégal (Dcs). Une occasion pour Aïssatou Sophie Gladima de
déclarer que le gouvernement ne délivrera de nouveaux permis
d’exploitation que s’il est prouvé que les trois cimenteries du
Sénégal sont incapables de satisfaire la demande nationale.

«Parfois, l’on nous signale qu’il y a des ruptures en ciment. Si
c’est le cas, il faut voir comment faire pour trouver des
alter­natives. C’est en ce moment que le gouvernement jugera de la nécessité ou non de donner d’autres permis. Mais tant qu’il n’est pas prouvé qu’il y a des déficits de production, nous n’allons pas fournir de nouvelles autorisations», a déclaré la nouvelle ministre des Mines et de la géologie. S’exprimant lors d’une visite à la cimenterie Dangote cement Sénégal (Dcs), Aïssatou Sophie Gladima a insisté sur
l’importance de voir quelles sont les réelles difficultés qui font
qu’il y a souvent une rupture de stock de ciment, sur le marché
national. Pour, dit-elle, faire en sorte que les besoins en ciment
soient pris en compte. Car fera noter Mme Gladima, le secteur minier a un rôle et un impact dans les projets du chef de l’Etat, notamment celui du Plan Sénégal émergent (Pse), qui nécessite, selon elle, beaucoup de ressources naturelles. «Le ciment, par rapport à l’habitat
social, a son importance et donc pour pouvoir prendre certaines
décisions dans le futur, il fallait qu’on vienne voir les conditions
dans lesquelles les gens travaillent, la qualité de ces installations. Mais également, discuter avec eux et voir s’ils ont des difficultés et qu’est-ce qu’on peut faire pour les soutenir dans l’avenir», a-t-elle fait savoir. Aïssatou Sophie Gladima a par ailleurs, expliqué sur la question de l’impact des ressources minières dans le vécu des populations impactées, «dans le Code minier de 2003, la totalité des ressources issues du secteur était redistribuée aux Sénégalais à travers l’éducation, la santé et les activités sportives. Le secteur minier fait partie des premiers secteurs pourvoyeurs de recettes au niveau du ministère de l’Economie et des finances. Et en ce moment, tous les Sénégalais en bénéficient. Avec le nouveau Code minier, nous essayons de corriger quelques aspects de la règlementation pour donner
à la localité où le minerai a été découvert, une part importante.
Actuellement, ce n’est pas le cas, parce qu’on tient compte de la
démographie dans la distribution des ressources», a dit le ministre. Au-delà, Mme Gladima a félicité toutes «les sociétés qui prennent en compte l’aspect géologique. Nous avons vu que des nouvelles technologies sont utilisés pour réduire l’impact négatif sur l’environnement».
Pour sa part, Joseph Corréa Preira, directeur du département Qualité, sécurité et environnement de la cimenterie Dangote, a réaffirmé l’engagement de sa structure à œuvrer pour un
ciment de qualité qui respecte les normes sécuritaires. «Comme toute société en phase d’implantation, nous avons une feuille de route que nous essayons de respecter tant bien que mal et nous nous efforçons de réduire les risques autant que possible», a-t-il dit, avant d’estimer la production annuelle de son entreprise à 1,2 million de tonnes.
nfniang@lequotidien.sn

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