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La 4ème édition du Forum de Dakar sur la paix et la sécurité va se tenir les 13 et 14 novembre prochains. Lors du lancement de cette manifestation hier, le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a fait savoir que cette édition va s’inscrire dans la continuité des précédentes afin «d’approfondir le dialogue stratégique entre les parties prenantes africaines et les partenaires internationaux».

Le Sénégal s’est lancé dans les préparatifs de la 4ème édition du Forum de Dakar sur la paix et la sécurité. Cette manifestation qui va se dérouler les 13 et 14 novembre prochains va s’inscrire dans la continuité des éditions précédentes. Selon le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur qui a procédé à son lancement hier, le Forum de cette année «permettra d’approfondir le dialogue stratégique entre les parties prenantes africaines et les partenaires internationaux». Le but, d’après Mankeur Ndiaye, «c’est d’arriver à des réflexions sur les menaces que nous partageons, d’étudier les réponses les plus appropriées et les plus intégrées pour faire face au défi sécuritaire».
Lors de cette rencontre, le ministre s’est réjoui du niveau élevé des participants qui sont des experts de très haut niveau et de qualité, appartenant à différents secteurs d’activité. A ce propos, il a précisé que «la réussite du forum ne dépend pas du nombre de chefs d’Etat présents». «Ce n’est pas un sommet de chefs d’Etat, ni de conférence de ministres des Affaires étrangères et de la défense. L’objectif visé était de rassembler des officiels et des non-officiels pour échanger de manière libre sur les questions de paix et de sécurité en Afrique. Même s’il n’y a pas de chefs d’Etat, le forum continuera à se tenir», a-t-il précisé. Concernant l’édition de cette année, M. Ndiaye informe qu’elle se tiendra juste avant «le Sommet Union européenne-Afrique prévu à Abidjan». D’après le ministre, un travail est en train d’être fait avec l’Union européenne pour qu’il y ait une interaction entre ce sommet et le forum. Parlant du thème de cette année, «Défi sécuritaire actuel en Afrique : Trouver des solutions intégrées», M. Ndiaye souligne que les réflexions permettront de mettre l’accent sur «l’actualité, les avancées réalisées et les approches novatrices concernant la sécurité et le développement durable». Il a aussi rappelé que le but de cette rencontre est de «maintenir une vigilance, une forte mobilisation par une réflexion partagée et une réponse commune».
Venu prendre part à cette cérémonie, l’ambassadeur de la France au Sénégal, Christophe Bigot, soutient qu’il ne manque pas de matière pour réfléchir sur la sécurité. «Il y a des sujets de satisfaction, mais aussi de préoccupation. Il y a les difficultés persistantes au Mali, des préoccupations nouvelles avec l’élargissement du conflit (…)», a-t-il dit. Selon M. Bigot, il y a aussi des sujets d’interrogation, notam­ment «en Syrie, en Libye, en Irak où les éléments de Daesh sont en train d’être défaits». Pour lui, la question qui doit être posée, «c’est que vont devenir ces combattants, où vont-ils investir ?». Ce qui lui fait dire que «la sécurité ne peut pas être traitée de manière isolée». «Il faut penser la sécurité dans un ensemble, en termes d’éducation et de religion». Concernant ce dernier point, l’ambassadeur de la France au Sénégal rappelle que «les principales victimes du terrorisme dans le monde sont les musulmans». «Donc, il est essentiel de pouvoir répondre aux propos des djihadistes, que l’islam puisse définir une doctrine et réagir sur le terrain», a-t-il ajouté.
dkane@lequotidien

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