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Oumar Wally Zoumaro, Sg du Sels/O.

Le Grand cadre a tenu hier un point de presse pour dénoncer l’indifférence des autorités par rapport à leur préavis de grève déposé le 1er mars. De ce fait, pour attirer leur l’attention, ils vont observer aujourd’hui un dérayage à partir de10h.

Depuis l’ouverture des classes, le Grand cadre des enseignants n’a prononcé aucun mot d’ordre de grève ou de débrayage du fait des négociations qui ont été menées en septembre 2016 lors d’une rencontre à Saly. Mais les choses semblent vouloir s’inverser avec le débrayage décrété ce matin par ce regroupement syndical. Hier, des enseignants du Grand cadre se sont réunis au siège de l’Union des enseignants démocratiques/Rénovation (Uden/R ) pour faire un rappel de leurs revendications, mais aussi de tracer les contours de ce qu’il considère comme la rupture du pacte qui les liait avec les autorités. «Contrairement à nos attentes, le gouvernement a choisi ce moment pour ralentir encore le pas. Les rencontres mensuelles annoncées par le ministre de l’Education nationale ont changé de format pour devenir que de simples rencontres de causerie et de relaxation», se désole Oumar Wally Zoumaro, soulevant quelques problèmes ou des actions qui n’ont pas été résolus. Il cite, entre autres, les problèmes d’alignement, de passerelle, une formation, la question du logement, la mise en place d’une commission d’examen, la révision du système indemnitaire,…  «Le président de la Répu­blique avait déclaré que 24 milliards avaient été injectés pour le paiement des rappels. Et 24 milliards injectés pour les rappels, je crois que ça pourrait régler définitivement le problème», soutient M. Zoumaro, coordonnateur du Grand cadre. Malheureusement, dit-il, le Président a été induit en erreur. Car au vu des informations «que nous avons sur le nombre de camarades qui ont reçu leur rappel, je pense que les sommes reçues sont très en deçà du montant annoncé». Ainsi pour alerter  les autorités, le Grand cadre avait déposé un préavis de grève le 1er mars 2017. Ce préavis s’explique par l’urgence à prendre en compte les 6 points de leurs revendications dont le respect des accords signés avec les syndicats d’enseignants le 17 février 2016, du principe de la gestion démocratique des personnels enseignants, la fin de toutes les lenteurs administratives, le paiement intégral des rappels dus aux enseignants, etc. Selon ces enseignants du Grand cadre, ce préavis est expiré depuis plus de deux semaines dans l’indifférence totale des autorités. A ce propos, ils demandent à tous les enseignants de s’unir pour suivre le mot d’ordre de débrayage d’aujourd’hui à partir de 10h. «Nous avons un débrayage demain (Ndlr : ce matin) pour attirer l’attention des autorités et des partenaires sociaux sur la possibilité d’user d’autres moyens légaux pour faire face au sabotage du corps enseignant. Il marque le démarrage de nos actions», souligne-t-on. Quid du processus électoral, des irrégularités notées par le Grand cadre ? «Certains syndicats ne sont pas informés officiellement des actes qui sont posés. Sur l’arrêt fixant la liste des syndicats, on voit des syndicats se présenter avec le même récépissé. Nous notons une volonté du ministre du Travail, Mansour Sy, de semer la confusion, la cacophonie, la zizanie dans ces élections-là, uniquement pour dire que lui a réussi la prouesse de faire ces élections», indique M. Zoumaro. Avant d’ajouter : «Avec ce que nous voyons, ces résultats risquent de ne pas refléter la réalité sur le terrain. A ce niveau, nous exigeons au ministre du Travail de revenir à la raison.»
Stagiaire

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