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«Renforcement de la gouvernance locale : décentralisation, survie, éducation, protection du bien-être des enfants.» C’est le nouveau projet de l’Ong internationale Tostan en collaboration avec l’Unicef et l’Etat du Sénégal. Le programme, qui concerne 120 communautés pulaars et mandingues des régions de Saint-Louis, Kaolack, Sédhiou, Matam, Kolda et Ziguinchor a été lancé, hier au Centre d’information des Nations-Unies à Dakar.

L’avenir appartient à la petite enfance. Il est constant que certains facteurs sont indispensables pour préparer leur insertion dans la vie active. Le minimum vital est la promotion de la santé, l’éducation. Aujourd’hui, l’Ong internationale Tostan s’engage à accompagner les tout-petits en ce sens. C’est dans cette optique que le projet  «Renforcement de la gouvernance locale : décentralisation, survie, éducation, protection du bien-être des enfants» a été lancé hier par l’Organisation non gouvernementale. Le programme de Renforcement des pratiques parentales (Rpp) rentre aussi dans ce cadre. En effet, le développement du langage et le raisonnement, copier et imiter les bébés, raconter les histoires et les contes à travers la lecture de livres édités en langue nationale, apprendre à compter, sont les pratiques souhaitées par Tostan.
Au total, elles sont 120 communautés pulaars et mandingues des régions de Saint-Louis, Kaolack, Sédhiou, Matam, Kolda et Ziguinchor, qui vont bénéficier de ce projet qui sera mis en œuvre avec l’appui de l’Unicef, en collaboration avec l’Etat du Sénégal. Le programme s’étale sur une durée de 18 mois (décembre 2016, Mai 2018). Le lancement du projet à la salle capitaine Mbaye Diagne du Centre d’information des Na­tions-Unies a été l’occasion pour la coordinatrice nationale de Tostan de tirer un bilan de leurs activités. Madame Sarr Rose Diop a indiqué qu’«au cours de leur collaboration, l’Unicef et Tostan ont été des partenaires-clés dans le développement, l’extension, l’évaluation, la documentation et l’adoption internationale d’une approche de programmation qui a efficacement mené à l’abandon de l’excision et du mariage des enfants à travers des milliers de villages en Afrique de l’Ouest et, plus largement, conduit à une série de résultats dans différents domaines sectoriels», se réjouit-elle.
En écho, le représentant adjoint de l’Unicef à Dakar a avoué que «nous avons une dernière distance à parcourir au Sénégal pour l’abandon total des mutilations génitales féminines». Sur le projet, Georges Gonzales informe que «l’approche préconisée par ce nouveau projet est de construire des ponts entre les communautés et les collectivités locales, entre les communautés et les services sociaux de base, entre les familles, et tous structurés autour d’une vision commune : la survie, le développement et l’épanouissement de l’enfant». Et d’ajouter : «Le modèle des Collectivités locales amies des enfants (Clae) que nous tenterons de mettre à l’échelle est une initiative qui permet de prendre en compte les préoccupations des enfants dans la gestion de la collectivité locale.» Pour le cas de ce programme, dit-il, ce sont 20 collectivités locales et 100 nouvelles localités qui sont attendues pour participer au projet dans les régions de Kolda, Sédhiou, Tambacounda, Matam et Saint-Louis.
msakine@lequotidien.sn

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