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Le lycée Abdoulaye Sadji est dans un état de délabrement qui interpelle les autorités et les ex-pensionnaires de l’établissement.

D’anciennes normaliennes, des collégiens et lycéens, ayant étudié au lycée Abdoulaye Sadji se sont retrouvés samedi à l’occasion d’un pèlerinage dans leur ancien établissement. Moment de se rappeler l’espace épanouie qu’était l’école construite en 1938. «Il y avait un grand bassin au milieu de la cour comme à la claire fontaine avec des bancs tout autour. L’enseignement était rigoureux et de qualité. On nous dispensait des cours en enseignement ménagé», s’est rappelée Aïssatou Modou Faye. La dame, pensionnaire de l’école en 1964, a affiché sa déception devant le délabrement dans lequel se trouve aujourd’hui son ancien établissement. C’est justement pour impulser une dynamique de changement que le Collectif Sos Sadji, formé d’anciens pensionnaires, a organisé le pèlerinage pour poursuivre le plaidoyer enclenché l’année dernière. Et déjà, l’Etat a dégagé des moyens pour la réhabilitation et les travaux sont en cours, mais le Collectif Sos Sadji compte poursuivre le plaidoyer pour une réhabilitation aboutie. «Depuis plus d’une année, nous réfléchissons sur les voies et moyens pour que notre ancien établissement puisse redevenir ce qu’il était dans le temps. Aujourd’hui, si l’Etat entreprend de le réhabiliter, nous ne pouvons que saluer cette mesure. Les autorités locales ont la latitude de venir voir ce qui se fait. Nous les attendons et souhaitons qu’elles viennent pour proposer des choses. On est toujours preneur», a fait savoir Idrissa Ba, membre du collectif. Outre l’apparat du bâtiment, le collectif ambitionne de prolonger ses actions en accompagnant les élèves qui, faute d’encadrement, n’ont décroché aucune bourse d’étude. «Il y a cette année 20 élèves qui ont une mention et aucun d’eux n’a eu de bourse d’étude, ce qui montre qu’il y a des problèmes. Nous avons décidé, en tant qu’anciens, de nous impliquer davantage avec nos relations et les informations que nous pourrons glaner pour permettre aux élèves de trouver les voies et moyens pour accéder à ces bourses pour pouvoir aller à l’étranger», a noté M. Ba.
abndiaye@lequotidien.sn

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