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Le Statut général de la Fonction publique dont la loi a été élaborée et adoptée en 1961, même ayant subi plusieurs  modifications, une dizaine de fois à peu près, n’est plus en phase avec les ambitions d’une administration de développement. Alors pour la réadapter au contexte actuel, un comité de pilotage chargé d’élaborer la nouvelle loi de la Fonction publique a été installé hier. Au final, il permettra de faire une révision, revoir en profondeur le système de recrutement jusqu’à la formation, et celui de l’évaluation. Car les difficultés majeures relevées dans la mise en œuvre de la loi n 61-33 sont le problème de recrutement et celui de l’évaluation. «Il faut changer la méthode de recrutement, c’est très important. Aussi dans l’évaluation il y a un problème parce que, il vous arrive en production administrative concernant les avancements  de voir des fonctionnaires ou agents qui se retrouvent avec une note de 20/20. Ce qui n’est pas raisonnable. Il faut une évaluation sur le mérite, les compétences, les objectifs assignés», explique Mohamed Mahmoud Diop, président du comité, par ailleurs directeur de la Fonction publi­que. Vu qu’au Sénégal il y a une Fonction publique qui est de carrière, il serait important, selon le ministre de la Fonction publi­que, Viviane Bampassy, de poser ces questions : est-ce qu’il faut aller vers une Fonction publique qui mixte la carrière et l’emploi ? Est-ce qu’il faut aller vers l’emploi uniquement ? Toutes ces questions seront adressées aux acteurs pour qu’il y ait des réponses pertinentes. «L’année dernière, à l’issue du Forum national de l’Adminis­tra­tion, le Président avait édicté 8 mesures, parmi ces mesures qui visent à transformer notre Ad­mi­nistration, il y avait l’adoption d’une nouvelle loi de la Fonction publique. Depuis lors, le processus a été enclenché pour que nous allions vers une révision de cette loi», a-t-elle dit lors de la mise en place de ce comité de pilotage. Ce comité multidisciplinaire a pour missions de superviser et de coordonner le déroulement du processus d’élaboration de la nouvelle loi relative au Statut général du personnel de la Fonction publique. «Nous ne devons pas ré­fléchir et agir seuls. Nous de­vons dans notre réflexion toujours associer ceux à qui s’adressent les décisions, ceux qui portent les décisions que nous prenons. Ce sont les acteurs, les par­tenaires sociaux», soutient Viviane Bampassy. Le processus sera long, du moment où la loi 61-33 date des années 1960. «Nous n’allons pas faire dans la précipitation. Nous prendrons le temps qu’il faut pour apporter lesréponses les meilleures à toutes ces questions-là», ajoute-t-elle.
Stagiaire

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