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Une session de formation à l’intention des inspecteurs, directeurs d’école et éducateurs de l’Inspection d’académie de Dakar s’est ouverte jeudi dernier à l’Ia de Dakar sur les activités visant à l’amélioration de la qualité des enseignements et apprentissages au préscolaire. Le Japon entend mettre à la disposition du Sénégal son expérience par rapport au développement des activités ludiques dans le secteur.

Le Japon entend apporter son expérience et son savoir-faire au Sénégal en matière d’enseignement-apprentissage. Le gouvernement nippon, à travers l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica), compte jouer sa partition dans le développement des activités ludiques dans le préscolaire dans notre pays. Les volontaires japonais vont travailler sur les modalités d’utilisation «efficace et efficiente» des jouets, mais aussi sur la mise en place de matériels ludiques en nombre suffisant dans les écoles. Selon les Japonais, les jeux éducatifs offrent aux tout-petits des avantages tels que l’accroissement de la capacité à s’exercer, développer l’image et enrichir le pouvoir expressif, apprendre la sociabilité par l’amitié et la spontanéité. Ce qui permettra une bonne préparation de l’élémentaire.
«Ce sont des innovations qui portent sur la lecture au préscolaire, les mathématiques, la confection de matériels didactiques, mais également sur la psychomotricité. Et ce sont des innovations qui ont besoin d’être partagées. Parce que le Japon est un pays qui est très en avance sur le plan de la petite enfance», a ajouté Mame Aly Dièye, chef de la Division de la qualité des enseignements-apprentissages à la direction de l’Education préscolaire. Jeudi dernier en effet, une soixantaine d’acteurs composés d’inspecteurs, de directeurs d’école et d’éducateurs ont assisté à un atelier de partage sur les activités visant à l’amélioration de la qualité des enseignements et apprentissages au préscolaire à l’Inspection d’académie de Dakar.
Après avoir signalé les difficultés liées à la formation des éducateurs et l’insuffisance de ressources, M. Dièye a fait savoir qu’«aujourd’hui, vu les évidences qu’il y a sur le plan international, il urge d’investir davantage au niveau de la petite enfance parce que si nous investissons au niveau de la petite enfance d’ici quelques années, nous allons rattraper le gap de certains pays. Les pays qui sont les plus en avance aujourd’hui sur le plan international ont beaucoup investi sur le préscolaire». Il a donné l’exemple de pays comme le Japon, la Corée, la Belgique et le Canada qui ont misé sur l’enseignement préscolaire pour avoir un système éducatif de qualité et par ricochet atteindre ce niveau de développement.
msakine@lequotidien.sn

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