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A une semaine de la fin de sa quatrième saison Nba, Gorgui Dieng est solidement installé dans le cinq majeur de Minnesota, aux côtés de Karl-Anthony Towns et de Andrew Wiggins. Si les projecteurs sont braqués sur les deux anciens rookies de l’année, le pivot sénégalais tient un rôle prépondérant dans le système défensif de Tom Thibodeau. L’ex-joueur de Louisville revient sur la saison de son équipe, et surtout ses ambitions à l’AfroBasket 2017.

Gorgui, vous êtes éliminés de la course pour les play-offs, quel bilan faites-vous de cette saison ?
L’objectif c’était les play-offs, et on a échoué. On est vraiment déçus de ne pas avoir atteint notre but mais nous sommes une jeune équipe, nous avons un groupe talentueux. Nous regardons déjà vers l’avenir pour être prêts pour la saison prochaine.

Malgré la déception, vous jouez beaucoup mieux depuis le break du All Star Game. Quelles en sont les raisons ?
Il a fallu nous adapter à un nouveau système, et je pense que nous sommes désormais plus à l’aise. On joue mieux collectivement, et le but c’est de progresser à chaque match. Nous n’allons pas en play-offs mais tous les matchs jusqu’à la fin de la saison sont aussi importants pour nous que le premier match en novembre car ils nous permettent de jouer ensemble et de continuer à construire notre collectif.

Est-ce que vous arrivez à passer au-delà de la déception pour engranger de l’expérience et de la confiance pour débuter la saison prochaine sur les chapeaux de roues ?
Absolument. On ne peut pas minimiser l’importance de ces derniers matchs. Nous sommes en phase d’apprentissage, on ne peut pas se permettre de baisser les bras ou de se croire déjà en vacances. Tout le travail effectué jusqu’à la fin de la saison nous sera bénéfique pour l’année prochaine. On ne peut pas gaspiller ces opportunités.

Vous parlez d’apprentissage, quelle a été l’influence de coach Thibodeau, en particulier sur le plan défensif, sur le groupe, sur vous, en tant que leader de cette défense ?
Je pense que grâce à lui, notre défense a progressé mais il nous reste encore beaucoup de travail. Pour ma part, c’est un retour aux sources. J’occupais déjà ce rôle avec Rick Pitino à Louisville donc je suis habitué. Le jeu est différent entre la Ncaa et la Nba, mais ce que me demande le coach aujourd’hui est similaire donc ça m’aide.

C’est votre quatrième saison en Nba, quelle est la prochaine étape pour vous ?
Peu importe ce que je veux. Quand vous faites partie d’une franchise, c’est à elle de vous dire ce qu’elle veut de vous. Chacun a un rôle à jouer, et je suis prêt à travailler peu importe ce que l’on me demande. Si j’étais dans une autre équipe, peut-être que j’aurais un rôle différent et par conséquent, je jouerais d’une façon différente. Mais ici mon rôle est clair. Ils ne me demandent pas de marquer 25 points par match, ils me demandent de défendre et de faire le travail de l’ombre. Si jamais ils veulent que je sois plus agressif en attaque, je peux le faire aussi. Tout le monde peut scorer dans cette équipe.

Est-ce que vous avez déjà eu cette conversation avec le coach et les dirigeants ? Vous avez le même entraineur personnel que Dirk Nowit­zki, Holger Gesch­windner, il devient de plus en plus commun pour les grands de tirer de loin pour étirer les défenses, est-ce qu’on va vous voir prendre des tirs à trois points la saison prochaine ?
En tant qu’intérieur, il faut savoir tirer. Vous n’avez plus le choix. L’objectif de la franchise est de me voir progresser chaque année. Chaque année, vous devez ajouter une nouvelle arme à votre répertoire. Et c’est ce que j’essaie de faire. Tous les étés je travaille dur sur mon jeu pour devenir un meilleur joueur, que ce soit en défense ou en attaque. Je veux être complet.

Il y a une grosse échéance cet été à l’AfroBasket. Est-ce que c’est quelque chose qui vous tient à cœur de représenter votre pays chaque été ?
C’est toujours une bonne chose de jouer pour son pays. Je prends ça très au sérieux, c’est très important pour moi. Nous n’avons pas gagné cette compétition depuis plus de vingt ans et je pense qu’on a une bonne opportunité d’aller au bout. Si chacun met son ego de côté pour le bien de l’équipe et joue aussi dur que possible, je pense que nous aurons une chance.

Comme vos ainés, De­Sagana Diop notamment, vous faites beaucoup pour les jeunes et pour le basket au Sénégal. Votre camp prend de l’ampleur chaque année. L’année dernière, vous avez insisté sur comment concilier sport et études. Quel sera le thème cette année ?
J’ai une équipe qui travaille dur sur la prochaine édition. Cette année, le camp sera à Dakar, et on veut construire un complexe sportif pour les jeunes. Nous faisons un gros boulot là-bas, beaucoup de bonnes choses. On essaie d’aider les gens à travers le basket mais pas seulement. Il y a un bon état d’esprit, et si on peut améliorer la vie des jeunes et de leur famille, alors je serai satisfait.

La ligue entreprend de nouvelles initiatives en Afrique, les autres joueurs africains font la même chose que vous dans leur pays respectif. Qu’est-ce ça vous inspire ?
C’est génial de voir que la plupart des joueurs africains s’organisent pour aider les jeunes dans leur pays. Si vous le faites pour les bonnes raisons, pour vraiment aider les gens, c’est très bien. Si vous le faites pour d’autres raisons… je ne sais pas. Mais je pense que nous sommes tous sur la même longueur d’onde, et il y a une vraie volonté d’aider les jeunes pour leur donner des opportunités de venir étudier et jouer aux Etats-Unis, et pourquoi pas en Nba.
Source : Basketusa

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