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Mour Talla Mbaye a lancé le Parti des citoyens intègres (Pci). A Yembeul où il milite, ce financier entend participer d’abord aux Législatives prochaines, mais son objectif est de diriger le pays pour lequel il dit avoir un programme à même de sortir les Sénégalais de leurs difficultés.

Pourquoi avez-vous décidé de mettre sur pied un parti politique ?
Alors, j’ai voulu m’engager en politique parce que j’ai vu dans ce pays, qu’il y a beaucoup de choses qui restent à faire. Les populations sont confrontées à beaucoup de difficultés. C’est pourquoi nous avons décidé de descendre dans l’arène politique. Et avant de prendre cette décision, nous avons nourri un projet parce que nous avons décidé de faire la politique autrement en portant un discours nouveau. Il s’agit pour nous d’un débat d’idées et non d’échanges d’insanités. Et c’est pourquoi nous, citoyens intègres, avions concocté un document de 500 pages dans lequel nous allons diagnostiquer les problèmes auxquels le pays est confronté. Je suis spécialisé en économie du développement et en monnaie et finance internationale. Par conséquent, je connais les problèmes de notre économique et je suis capable d’y apporter des solutions.

Quels sont les objectifs du Pci ?
Bien évidemment, tout d’abord, si nous avons créé ce parti, c’est pour conquérir le pouvoir. Nous pensons, en effet, qu’il ne suffit pas seulement d’avoir un programme parce que si vous n’avez pas les gens qu’il faut pour l’exécuter, votre programme va capoter. Et si les Sénégalais nous font confiance et se retrouvent dans notre programme, le pays a mille chances de connaître un vrai changement.

Quels seront vos secteurs prioritaires ?
Il faut admettre que tous les secteurs qui ont un impact sur la vie des Sénégalais sont prioritaires. Mais il y a d’abord l’agriculture, l’industrialisation, l’énergie, la réforme de l’administration. Pour cette dernière question, nous estimons que l’administration publique devrait fonctionner comme des entreprises pour être efficaces, en s’éloignant de la bureaucratie. Dans notre programme, nous avons prévu une réforme de l’administration qui doit déboucher sur la  performance et qui va enfin permettre d’avoir une égalité des chances au niveau de l’administration. Mais aussi, il y a une réforme en profondeur de la justice qui joue un rôle fondamental dans un pays.

Quelle appréciation faites-vous de la gestion du pays avec le régime de Macky Sall ?
Il y a beaucoup de secteurs qui ne marchent pas dans ce pays. Si nous prenons le secteur éducatif qui souffre de nombreuses grèves. Et sur cette question, nos programmes scolaires doivent être révolutionnés et adaptés à nos besoins. Mais en même temps, il faudra encadrer cette prolifération des écoles privées au Sénégal, qui, souvent n’ont même pas de reconnaissance. Par conséquent, si nous arrivons aux affaires, nous allons organiser les Assises de l’éducation nationale et consacrer une partie importante au budget. Pour ce qui concerne la santé aussi, les tarifs sont exorbitants, les soins dans la santé ne sont pas distribués correctement ; les malades sont mal accueillis dans les structures de santé. Nous, Citoyens intègres, avons réfléchi à toutes ces questions. Et nous allons nous appuyer sur deux leviers : la réhabilitation de l’homo-senegalensis, c’est-à-dire que le Sénégalais doit être utile à la société. Si on est pas bien éduqué, si on n’est pas un homme intègre, on pourra difficilement être utile pour la société. Et le deuxième point, c’est  le budget qui est alloué à la santé est très faible. Et dans un premier temps, nous allons améliorer le Couverture maladie universelle. Les assurances des privés et la Cmu dont on parle ne couvrent pas plus de 10% de la population. Cela est dangereux et grave pour un pays qui se dit civilisé. J’ai vu des gens mourir parce qu’on les faisait balader d’hôpital en hôpital et parce  qu’ils n’ont pas de moyens. Nous allons tout faire pour la gratuité des soins. Pour lutter contre le chômage, il faut miser sur les secteurs porteurs de croissances comme l’élevage, la pêche et l’agriculture. Et nous avons des propositions sur ces questions.

Le Pci aura-t-il un candidat aux élections législatives ?
Absolument ! Nous allons présenter des candidats parce que cela fait partie de nos objectifs, c’est-à-dire notre participation à la gestion de la cité. Nous allons sensibiliser, faire des tournées, rencontrer les populations et implanter partout des cellules.

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