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Cheikh Kanté en veut à une «certaine presse» qui, selon lui, n’a eu de cesse de ternir son image depuis son départ du Port autonome de Dakar (Pad). Pour laver son honneur, il a annoncé samedi dernier, à l’occasion d’un point de presse, avoir déjà porté plainte contre un organe de presse dont il s’est toutefois gardé de citer le nom et dont il assimile l’attitude à de la «jalousie» et de la «méchanceté». «Je ne vais pas accepter, au nom de la démocratie ou d’une liberté de presse, qu’on salisse une institution comme le Pad que j’ai incarnée pendant cinq ans», s’est-il offusqué. Avant de ren­ché­rir : «Je ne vais pas accepter que l’on me compare à Khalifa Sall ou à Aïda Ndiongue qui ont des problèmes avec la justice. Moi, je ne peux pas avoir de problème avec la justice parce que j’ai mené une gestion transparente et c’est pourquoi j’ai porté plainte contre ce journal-là et je compte aller jusqu’au bout. Ils (les journalistes de l’organe en question) n’ont qu’à continuer à sortir leurs torchons, moi j’accumule des preuves», a déclaré le ministre en charge du Suivi du Plan Sénégal émergent (Pse).
Revenant sur sa gestion du Pad, l’ancien Dg dit n’avoir rien à se reprocher. «Pendant cinq ans, j’ai géré en toute transparence et je n’ai fait que des bénéfices certifiés, parce que j’ai eu quitus de l’Assemblée générale ordinaire… Je n’ai jamais eu de réserve du commissaire aux comptes, encore moins d’un Conseil d’administration ou d’une Assemblée générale. Il s’y ajoute que cha­que année, l’Agence de régulation des marchés publics (Arpm) vient fouiner le Port pour examiner de très près le mode de passation des marchés publics et autres. Je fais partie des meilleurs élèves en matière de gestion et je le dis à haute et intelligible voix», s’est justifié Cheikh Kanté. Non sans brandir son livre blanc intitulé Port autonome de Dakar : Trajec­toire 2012-2023 et dans lequel il indique là où il a trouvé le Port, là où il l’a amené et là où il souhaiterait qu’il soit.
Cheikh Kanté se défausse sur le chef du personnel du Pad
Par rapport au problème des contrats qui font l’objet d’une très grande polémique, l’ancien patron du Pad a préféré se défausser sur le chef du personnel. «Depuis le 27 avril, j’avais signé un protocole d’accord avec les cinq syndicats pour une régularisation des temporaires qui sont là-bas, conformément aux recommandations de la Cour des comptes. Le chef du personnel devait le faire depuis cette date, mais il a passé son temps à demander aux gens des certificats de casier judiciaire et autres jusqu’à mon départ. Ils (les syndicalistes) sont venus me dire : ‘’Mais si vous ne signez pas les régularisations, il y a des risques que cela ne se fasse plus.’’ Et je les ai signées consciencieusement», se dédouane-t-il. Avant d’affirmer en définitive que son combat actuel se résume en deux axes : la réussite du Pse et la réélection du président de la République en 2019, au premier tour.

dndong@lequotidien.sn

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