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Des sommes assez importantes ont été mises à la disposition des producteurs du riz local. L’utilisation de ces ressources financières par ces derniers a donné le volume consolidé par rapport aux financements. Soit une nette augmentation puisque de 2015 à 2016 et 2016-2017, les financements sont passés de 7 milliards 9 cents millions à 9 milliards 30 millions de francs Cfa.
Le même constat est fait sur le plan de la commercialisation avec un volume global de financement de plus de 7 milliards 280 millions de francs Cfa. Ce qui a permis d’avoir certains acquis qui tournent autour du relèvement sensible des niveaux de financement au niveau de la production et de la commercialisation du paddy.
Les statistiques parlent d’elles-mêmes. Sur le déstockage, c’est 8 mille 400 tonnes avec une enveloppe de 2 milliards, 180 mille francs Cfa qui a été injectée par la Bnde en 2016. En saison chaude 2015 également, 2 milliards ont été mobilisés dont seulement 1 milliard 746 a été réalisé pour les 15 mille tonnes de paddy. «Le riz blanc vendu tournait autour de 5 175 tonnes pour une enveloppe de 2 milliards 360 francs et en contre saison 2016, nous avons fait un financement sur la transformation à hauteur de plus de 9 millions qui a permet de collecter 7 mille 500 tonnes paddy», a dit Ablaye Guèye de la Bnde, hier, lors d’un atelier d’évaluation de la commercialisation du riz local. «Au niveau de la commercialisation, on en est à 12 mille 800 tonnes vendues pour la contre saison 2016, pour une enveloppe globale de 3 milliards 435 millions, à la date du 14 avril 2017», informe M. Guèye.
Depuis mars 2017, le l’ensemble des statistiques donne 26 mille 366 tonnes de riz au niveau de la plateforme Bnde pour une enveloppe globale de 6 milliards 9 millions de francs Cfa.

Plus de 7 milliards injectés dans la commercialisation
Au niveau de la Cncas, indique Cheikh Ndiaye qui faisait une présentation sur la commercialisation de 2014 à 2016, l’on note une évolution de 130% sur le financement. Ce qui démontre une réponse très favorable à la demande des producteurs. Généralement, informe la même source, la moyenne en termes d’apport de crédit tourne autour de 8 à 10 milliards. «C’est souvent les niveaux de réalisation des accords de financement que nous avons donné qui tournent autour de 70 ou 75%», renseigne M. Ndiaye. Les volumes consolidés suivent à peu près la même tendance. «On est partis entre 2010-2013 de 3,8 milliards sur les deux campagnes à aujourd’hui à 9,3 milliards de francs Cfa sur les deux dernières campagnes de financement de la production, même s’il reste du chemin à faire. Ce que nous finançons ne représente que la moitié des besoins, non pas parce que l’argent n’est pas disponible, mais il y a des difficultés liées au remboursement», fait-il savoir.
Nombre de contraintes ont été relevées lors cet atelier par les acteurs. Il s’agit de la faiblesse des infrastructures de stockage et du dispositif logistique des agroindustriels. La grande campagne étant la contre saison chaude et étant donné que les récoltes de cette production démarrent souvent au mois de juillet, presque au seuil de l’hivernage, les acteurs perdent jusqu’à 30% de la production, selon la Bnde. S’y ajoute la persistance des problèmes de remboursement des crédits surtout dans les zones de Podor et de Matam ainsi que la faiblesse des emblavures et des rendements en hivernage qui entraine une rareté du paddy et la fermeture de certaines unités de transformation.
ksonko@lequotidien.sn

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