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L’Association pour la pérennisation de la pensée et l’œuvre de Lamine Guèye (1891-1968) a annoncé dimanche l’organisation en novembre prochain d’un colloque international sur la vie et l’œuvre du premier président de l’Assemblée nationale du Sénégal. «Cette cérémonie n’est que le début d’une autre plus importante qui aura lieu les 13 et 14 novembre», a dit Boubacar Hanne, secrétaire général de l’association, en marge de la commémoration du décès de M. Guèye, décédé le 10 juin 1968.
«Ce colloque réunira tous ceux qui travaillent sur Lamine Guèye. Nous avons identifié aux Etats-Unis, au Canada et partout ailleurs dans le monde des gens qui travaillent sur Lamine Guèye. Ils viendront dire ce qu’ils savaient de lui. Ce colloque sera marqué par une exposition itinérante lors de laquelle on présentera toute sa vie professionnelle et celle politique», a ajouté M. Hanne.
Il rappelle que Lamine Guèye, maire de Dakar de 1945 à 1961, a permis à de nombreux étudiants sénégalais, dont Cheikh Anta Diop, Abdoulaye Wade et Amadou Makhtar Mbow, d’aller étudier en France en leur offrant des bourses d’études. «Lamine Guèye a contribué à l’accession du Sénégal à l’indépendance…», a poursuivi M. Hanne.
«Je l’ai connu également (…) à travers les archives, quand j’étais directeur de Cabinet du maire de Dakar Lamine Diack. Ce qu’il faut surtout retenir de Lamine Guèye, c’est qu’il fut un maire éminemment social», a témoigné le Grand Serigne de Dakar et ancien ministre, Abdoulaye Makhtar Diop. Il a rappelé les actions de solidarité menées par le maire de Dakar au profit des Dakarois.
Né en 1891 dans l’ex-Soudan français, le Mali actuel, Lamine Guèye a été instituteur, avocat, maire de Saint-Louis, avant de diriger la mairie de Dakar. Il avait fait de l’amélioration de la condition de ses compatriotes son cheval de bataille, avec une détermination lui permettant d’obtenir le 13 avril 1945 la modification du décret qui refusait le droit de vote aux femmes sénégalaises, citoyennes françaises.
Son nom est attaché à deux lois qui ont fait disparaître l’inégalité non seulement au Sénégal, mais dans toute l’Afrique noire francophone : la première, votée le 7 mai 1946, reconnaît la qualité de citoyen à l’ensemble des ressortissants des territoires d’Outre-mer, tandis que la seconde, dénommée «loi du 30 juin 1950», proclame l’égalité de traitements et d’avantages de toutes natures à tous les fonctionnaires civils et militaires servant Outre-mer.
Aps

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