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D’une capacité de 20 mégawatts pour un coût global d’environ 22 milliards de francs Cfa, la nouvelle centrale électrique des Indus­tries chimiques du Sé­né­gal (Ics) a été inaugurée, hier à Mboro, dans la région de Thiès, par le Président Macky Sall.

Les Industries chimiques du Sénégal (Ics) ont obtenu officiellement, hier, leur autonomie énergétique. Le chef de l’Etat a procédé à l’inauguration de la centrale électrique de l’entreprise située à Mboro, dans la région de Thiés.  D’une capacité de 20 mégawatts pour un coût global d’environ 22 milliards de francs Cfa, cette nouvelle centrale va donner un nouveau souffle aux Ics. Dorénavant, elle va approvisionner les mines de l’entreprise en électricité «sans interruption», en lieu et place des arrêts jadis observés entre 19 heures et 23 heures pour faute d’électricité.
Ainsi, le président de la République, qui présidait l’inauguration de cette centrale électrique, a exhorté les responsables des Ics à poursuivre les efforts déjà engagés. Revenant sur les années sombres et pénibles de la boîte, le chef de l’Etat  a rappelé qu’en «2012, la situation de la société était fortement compromise avec notamment de pertes absorbant la quasi-totalité du capital, une baisse drastique de l’activité, des impayés vis-à-vis de nombreux prestataires, fournisseurs locaux et banques, des encours de crédit en souffrance, les salaires des travailleurs honorés avec beaucoup de retard, bref une quasi cessation de paiement dont l’ampleur laissait craindre une  crise systémique notamment sur les Pme, le système bancaire, sans oublier les pertes d’emplois directs et indirects».  Mais aujourd’hui estime le Président Sall, «l’entreprise peut engager avec beaucoup plus de sérénité la mise en place du plan d’affaires qui prévoit la réalisation d’une deuxième usine d’engrais de 250 mille tonnes dont l’objectif est le doublement des capacités de production et la délocalisation de Sen Chime fermé depuis 2011 sur la demande du gouvernement pour des raisons de sécurité».
Le Président a invité également, l’entreprise à persévérer dans le recrutement de la main d’œuvre locale, l’aide aux populations environnantes dans les secteurs de la santé, l’eau, l’éducation, le sport, dans le cadre de la responsabilité sociétale de l’entreprise.
En réponse à ces recommandations du chef de l’Etat, le président du groupe Indorama, repreneur principal des Ics, a tenu un discours rassurant. Après avoir magnifié la contribution de son groupe pour le redressement des Ics depuis 2014, M. Lohia a confirmé qu’ils «recruteront sous peu près de 30 ingénieurs sénégalais fraichement diplômés des grandes écoles. Et les recrutements dans les autres catégories  sont en cours d’évaluation». Dans le même sillage, il a évoqué l’évolution de la production  au cours de ces dernières années. Selon Lohia, en fin 2014, les Ics  ont produit 748 mille  tonnes de phosphate, 198 mille tonnes d’acide phosphorique et 83 mille tonnes d’engrais. Et en fin 2015, dit-il, les productions ont fortement augmenté, s’établissant pour le phosphate à 1,6 million de tonnes, l’acide phosphorique à 263 mille tonnes et l’engrais à 107 mille tonnes. En 2016, soutient toujours M. Lohia, les productions de phosphate et d’acide phosphorique sont largement supérieures à celles de toute l’année 2015. Il révèle aussi, que les Ics comptabilisent 1 586 emplois permanents représentant une masse salariale de 16 millions 208 mille francs Cfa et des impôts sur salaires de 3 mille 300 millions de francs Cfa, mais également, des milliers d’emplois directs et indirects.
msakine@lequotidien.sn

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