Persistance des violences basées sur le genre : La Croix-rouge monte au créneau

Persistance des violences basées sur le genre : La Croix-rouge monte au créneau

Dans le cadre de la vulgarisation et  de la protection des droits des femmes, la Croix-rouge sénégalaise, en partenariat avec celle espagnole et l’Association des juristes sénégalais, a organisé hier un atelier de formation de para-juristes. Pendant trois jours, 28 jeunes volontaires de Grand-Yoff seront capacités en vue de renforcer leur rôle de relais auprès de la population pour les fournir les informations juridiques essentielles sur les Vbg.

«Les violences basées sur le genre sont devenues banales car il ne se pas passe un jour sans qu’on n’en parle dans les journaux.» C’est le cri d’alarme de Astou Diouf, coordinatrice du projet de Vulgarisation et protection des droits des femmes  de la Croix-rouge sénégalaise. La boutique de la  Médina de l’Association des juristes du Sénégal (Ajs) a enregistré, entre janvier 2015 et décembre 2015, «647 cas de femmes victimes de violences conjugales et 115 filles victimes de viol», dévoile Khady Ba, secrétaire général de l’Ajs, en marge de l’atelier de formation. Face à ces «chiffres alarmants», la Croix-rouge sénégalaise, en partenariat avec celle espagnole l’Ajs, a décidé de renforcer les interventions  de ces volontaires dans les régions de Dakar et de Thiès dans le cadre de la vulgarisation et de la protection des droits des femmes.
Par conséquent, 28 jeunes volontaires de la commune de Grand-Yoff vont être outillés «en informations juridiques essentielles». «Ils disposeront ainsi d’outils juridiques relatifs aux droits humains, à l’état civil et aux violences pour accompagner les populations dans la prise en charge de leur problème d’ordre juridique et s’engageront dans la protection des droits des femmes», a expliqué la coordonnatrice. Selon elle, le projet «s’inscrit dans une perspective de vulgarisation du droit dont l’objectif est de sensibiliser et d’informer les différents acteurs et les populations cibles sur la problématique des violences basées sur le genre ainsi que le renforcement des capacités en leadership et plaidoyer pour les femmes».
Le choix porté sur Dakar et Thiès n’est pas fortuit. En effet, elle se justifie, d’après la coordonnatrice, par le fait que «les régions de Dakar et de Thiès enregistrent un fort taux de violence et une recrudescence de ces violences  qui se notent chaque jour». Dakar et Thiès «constituent de grandes agglomérations avec une forte concentration des populations où la pauvreté, la promiscuité, l’oisiveté et  l’importance de l’activité économique favorisent les violences», argumente Khady Ba. Elle reste convaincue que «la réalisation effective des droits des femmes ne saurait se faire sans une connaissance de ces droits au préalable. Quand on ne connaît pas nos droits, on ne peut pas agir».  «Les victimes pourront désormais dénoncer leur bourreau grâce aux services d’accompagnement juridique et judiciaire offerts par l’Ajs», soutient le secrétaire général de ladite association. Malgré cela, le combat va se poursuivre. «Car, on ne peut affirmer que les Vbg sont en baisse» bien qu’informe Khady Ba, dans certaines zones, comme Pikine, il y a une baisse  des cas de violence basés sur le genre qui sont passés de 10 à 6 cas par semaine. Ce qui n’est pas le cas pour la région de Thiès où «il y a une recrudescence des violences», se désole le membre de l’Ajs.
Stagiaire

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