Du 27 au 30 novembre prochain, une série d’activités permettra de rendre hommage au «père du cinéma en Afrique subsaharienne», le défunt réalisateur Paulin Soumanou Vieyra. A cette occasion, des projections de films, une table ronde, des expositions sur sa vie et son œuvre seront organisées à la Place du Souvenir, au Centre culturel Blaise Senghor, à l’Institut Français de Dakar, à la Maison de la culture Douta Seck et à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Du côté de l’Institut Français, la famille de Paulin Soumanou Vieyra, en partenariat avec la direction de la cinématographie, compte projeter le 28 novembre quelques courts métrages du disparu à l’instar de : Afrique sur Seine, Birago Diop, conteur, Iba Ndiaye et Lamb. Le lendemain, le public pourra visionner son seul long métrage fiction, En résidence surveillée, une œuvre réalisée en 1981, mais qui reste d’actualité parce que posant l’épineux débat des déboires des présidents africains qui se retrouvent souvent dos au mur face à une mauvaise gestion des affaires de l’Etat.
Outre ces programmations filmiques très attendues, le ministère de la Culture, pour marquer aux côtés de la famille, ces 25 ans de la disparition de Paulin Soumanou Vieyra tiendra une conférence de presse le vendredi prochain à 16 heures à la Maison de la culture Douta Seck. Aussi, la tutelle procèdera-t-elle le 27 novembre à la place du Souvenir au lancement officiel de cette commémoration. Un document de presse renseigne à ce sujet qu’il est prévu sur ce site, une exposition sur les grandes figures du cinéma africain, une animation de la fanfare béninoise, un atelier musical et la projection du film Une nation est née. Le lendemain, la salle de conférence de l’Ucad 2 accueillera par ailleurs, une table ronde avec des témoignages sur la vie et l’œuvre de Paulin Soumanou Vieyra, pendant que la Bibliothèque universitaire (Bu) abritera une cérémonie de vernissage d’une exposition sur sa vie et son œuvre. Cette commémoration sera clôturée le 30 novembre à Douta Seck par la projection des films : Lamb, Sindiely, Mol…
Vie et œuvres d’un «Père du 7e art africain»
Né le 31 Janvier 1925 à Porto-Novo, au Dahomey (actuel Bénin) qu’il quitte à l’âge de 10 ans, Paulin Soumanou Vieyra est décédé le 4 novembre 1987 à Paris, en France d’une crise cardiaque, laissant derrière lui, trois enfants et quatre petits-enfants. Premier négro-africain à faire des études de cinéma, il fut formé à l’Idhec (Institut des hautes études cinématographiques, Paris, actuel Femis), d’où il sort en 1954. Il fut directeur du service des Actualités cinématographiques du Sénégal (et de la Fédération du Mali) de 1960 à 1975 et accompagnait le Président Senghor dans tous ses déplacements. Paulin s’était marié en avril 1961 avec la romancière et poète guadeloupéenne Myriam Warner Vieyra. En 1982, cet amoureux du 7e art accédait au grade de Docteur de la Sorbonne (sous la direction de Jean Rouch), avec sa thèse intitulée : A la recherche du cinéma africain, Université de Paris 1. Il a par ailleurs été directeur de production de plusieurs films de son «ami», Sembène Ousmane : Tauw (1970), Ceddo (1976), Xala (1974), Mandabi (1968). Paulin Soumanou Vieyra, considéré comme le «Père du cinéma en Afrique subsaharienne» a lui-même, réalisé une trentaine de documentaires et un long métrage titré : En résidence surveillée. De son vivant, il a souvent été l’invité spécial permanent de festivals de renom : Cannes, Venise, Fespaco, Carthage…
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En relation avec sa famille, il sera organisé, sous l’égide du ministère de la Culture, des journées d’hommages pour les 25 ans de la disparition du cinéaste Paulin Soumanou Vieyra. Ce sera du 27 au 30 novembre prochain à l’Institut Français de Dakar, à la Maison de la culture Douta Seck et à l’Université Cheikh Anta Diop.