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Redevenue «plaque tournante des arts et de la culture» : La Côte d’Ivoire rafle tout au Festifées 2013

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La Côte d’Ivoire a véritablement repris sa place de «plaque tournante des arts et de la culture». La preuve a été donnée samedi dernier, lors de la proclamation des résultats du Festival international féminin des arts (Festifées 2013) au Cnac Café Théâtre à Treichville. En effet, sur les six disciplines artistiques en compétition (théâtre, musique, poésie, danse, conte et peinture), la Côte d’Ivoire en a remporté cinq.

Et c’est le Togo qui, avec le sacre de la compagnie Akofa, a arraché la victoire en théâtre. Pour arriver à ce palmarès, il faut noter que le Festifées, qui a débuté mercredi dernier au Cnac, mettait en compétition une dizaine de troupes et artistes du Togo, du Canada et bien évidemment de la Côte d’Ivoire. Quant au pays hôte, il était représenté dans les six disciplines par les compagnies : Kassou- Tri; Doumalé ; Africa danse et bien d’autres formations artistiques. Le Canada, lui, s’est exprimé par la Compagnie Juliette Doko en danse.
Le Togo, via la Compagnie Akofa, a présenté la pièce de théâtre Hectoplasme faible, qui lui a valu de remporter le prix du théâtre avec l’actrice Ami Akofa Kougbénou qui excelle en mono théâtre. La pièce qui lui a valu la distinction a été écrite et mise en scène par son compatriote Samuel Wilsi Akpene. La trame, c’est l’histoire de Agnès, une jeune fille qui n’a pas connu l’amour paternel. Ce qui a fait naître en elle une haine viscérale contre les hommes. En réalité, c’est le phénomène de la dislocation des familles que la pièce dénonce.
Si l’édition de Festifées, cette année, a pu se tenir, explique Elisabeth Bello Oseini (directrice du festival), «c’est parce que l’amour de l’art a pris le dessus sur toute autre considération». «Nous avons organisé la présente édition sans appui institutionnel, sans apport extérieur», ajoute-t-elle. Et le manque de moyens a négativement déteint sur l’organisation au point où les récompenses n’ont été faites qu’à titre symbolique. Les prix décernés portent le nom de hautes personnalités : la 1ère dame Dominique Ouattara, Henriette Dagri Diabaté, Anne Ouloto, Rose Marie Guiraud, Thérèse Taba et Hortense Aka Anghui.
A noter, la première édition du Festiféees a eu lieu en 1999 au centre culturel d’Abobo et a été remportée par la Guinée. Quant à la seconde, elle s’est tenue en 2000. La crise ivoirienne perdurant, le festival n’a repris son cours normal que cette année avec cette édition dite de relance. «Vu le haut niveau des participants, nous allons nous battre pour la régularité du festival qui est une plateforme de détection et d’affirmation des talents», promet Bello.
Abidjan.net

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