Le Quotidien

Edition 2013 du Festival son et couleur : Ce sera du 29 novembre au 1er décembre à Grand-Dakar

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Pour sensibiliser les populations de Grand-Dakar sur la protection de l’environnement et véhiculer une bonne image de leur quartier, Amadou Ousmane Diop et Cie comptent organiser le Festival son et couleur, du 29 novembre au 1er décembre prochains, dans cette localité.

Festival son et couleur est une entreprise culturelle. «Notre ambition, c’est de mettre l’accent sur l’environnement pour que les populations du quartier de Grand-Dakar puissent protéger davantage leur cadre de vie et le maintenir sain. C’est une façon, pour nous, d’impliquer la jeunesse sur l’urbanisation, avec tout ce qui se passe avec les marchands ambulants, l’occupation anarchique des espaces, etc.», précise le promoteur du festival. Selon Amadou Ousmane Diop, à cette occasion, ils vont essayer de proposer des espaces où les gens peuvent présenter leurs produits. M. Diop informe qu’il y a actuellement des ateliers qui se déroulent dans le centre socioculturel de Grand-Dakar avec des artistes. «L’atelier est dirigé par la chorégraphe Fatou Sambou. C’est pour préparer les activités du festival. A Blaise Senghor, nous avons un conteur qui s’appelle Ousmane Faye. Il y a aussi des ateliers de culture urbaine avec le graffiteur Diabloss, etc.», énumère le promoteur qui, par ailleurs, note qu’il y aura beaucoup d’artistes.
Ce festival, informe-t-il, est  prévu du 29 novembre au 1er décembre prochains. En préparation, Fatou Sambou, directrice de la compagnie Diome-Fa, annonce qu’ils ont démarré des ateliers de danse avec une vingtaine de danseurs et de danseuses. «Ça fait deux semaines qu’on a démarré les répétitions. Et on organise les mardis, mercredis et vendredis. Nous comptons démarrer la chorégraphie à partir de la semaine prochaine», ajoute-t-elle. Déjà, les organisateurs ont eu à former plus d’une vingtaine de jeunes sur les métiers de l’audiovisuel, de l’infographie, de l’électronique. Ils les encadrent et les accompagnent vers des métiers professionnels de l’art. «A chaque festival, on profite autour de nous pour former des jeunes qui vont nous accompagner. Et le plateau va servir de stage. C’est aussi une occasion de permettre à Grand-Dakar de s’ouvrir aux autres et de lui donner une image. Parce que Grand-Dakar est un quartier qui a été réputé difficile. On lui a toujours collé une image impropre», expliquent-ils.
La première édition du Festival son et couleur, rappelle Diabloss, graffiteur du groupe, s’est déroulée en 2010. «En 2012, lors de notre deuxième édition, on avait le concept Caravane Ndoubelane qui avait beaucoup intéressé la ville de Dakar. Chaque année, on essaye d’améliorer le contenu du festival. Pour cette édition, la révolution sera avec la chorégraphe Fatou Sambou», confie-t-il. Ils ont pour mission de mettre en exergue toutes les valeurs de Grand-Dakar, parce que, constate-t-il, tout le monde se réclame de la banlieue. «Nous ne sommes pas les seuls vecteurs qui vont apporter le changement de comportements dans le quartier. Il y a des mouvements de jeunes qui sont très conscients de ce qui se passe dans leur cité. Et nous essayons de porter leurs paroles», soutient Amadou Diop.

Stagiaire

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