Le Quotidien

REGION - Fleuron de la diversité culturelle au Sénégal : Le Centre culturel régional de Diourbel se meurt

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Le Centre culturel régional de Diourbel, unique lieu de détection et de promotion des artistes de la localité, meurt à petit feu. Construit par la coopération japonaise, ce centre manque du minimum favorisant un bon fonctionnement. La quasi-absence de matériels logistiques et de musique handicape le bon fonctionnement de ce fleuron de la culture.

Diourbel regorge de talentueux artistes.  A ce jour, elle est la seule région à détenir le Grand prix du chef de l’Etat pour la musique traditionnelle. C’était en 1999 grâce à  Alioune Ndiaye, actuellement pensionnaire de l’orchestre national. Diourbel excelle aussi dans les arts scéniques et la couture. Mais en dépit de ce potentiel artistique, de son riche patrimoine historique, la culture au Baol se meurt. Pour en avoir le cœur net, il suffit de se rendre au Centre culturel régional de la localité. Le service manque de tout. Interpellé, son directeur, Jacques Sarr, ne fait pas dans la langue de bois : «Le fonds documentaire manque de livres surtout les documents en matière de gestion administrative et financière. La Sono n’est pas digne de ce nom pour prendre en charge les activités de grande envergure. Elle ne peut pas assurer l’animation d’un festival. La sono est fixe et se trouve dans la salle de spectacle inexistant. Pas de podium. Pas d’instruments. On aurait souhaité disposer d’un matériel adéquat pour les animations.»
A ce tableau lugubre, il faut ajouter l’absence de logistique pour un bon fonctionnement de l’administration. Jacques Sarr en parle avec beaucoup de déception : «L’absence de matériel roulant bloque par rapport aux missions. Surtout en ce qui concerne la politique de développement culturel de la région, pour aller dans les autres localités situées au niveau des communautés rurales, nous n’avons pas de quoi nous déplacer.» Ce déficit en matériels ne décourage pour autant pas le nouveau directeur. Jacques Sarr a entrepris depuis quelque temps, de donner un souffle nouveau au Centre culturel régional en attendant les moyens promis par l’Etat dans le cadre de sa nouvelle politique de diversité culturelle. Outre les conférences publiques autour des œuvres au programme dans les lycées et collèges, il a initié, en collaboration avec le lycée Toulouse Lautrec de bordeaux, un festival interscolaire multi arts (Fimad). Ce festival thématique va se dérouler dans les domaines du théâtre, du chant et de la poésie. Il s’intéresse à la frange jeune, notamment celui qui est dans le milieu scolaire (l’élémentaire, le moyen et le secondaire).
Pour les besoins de ce festival, «les élèves issus de l’élémentaire vont aborder des sujets qui parlent de  l’enregistrement des enfants à la naissance et de la scolarisation des filles», explique-t-on. Ceux qui sont dans les cycles  moyen et secondaire, vont s’intéresser aux  violences notées dans le milieu scolaire et aux mariages précoces. Pour cette 1ère édition, le Fimad va se dérouler ce week-end et sera réservé uniquement aux élèves de la commune de Diourbel.

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