Le Quotidien

Cause de la femme : Le musée de la Femme honore vingt combattantes

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Environ une vingtaine de femmes sénégalaises, qui se sont distinguées dans leur champ d’action, ont été honorées le samedi dernier par le musée de la Femme Henriette Bathily de Gorée. Mais toutes les récipiendaires semblaient plutôt chercher à prendre exemple sur la directrice, Mme Annette Mbaye d’Erneville.

Pour les 20 ans du musée de la Femme Henriette Bathily, Mme Annette Mbaye D’Erneville et son comité d’organisation ont réuni plusieurs générations de femmes méritantes à Gorée, et les ont honorées dans une atmosphère toute particulière. C’était en présence du ministre de l’Elevage, Mme Aminata Mbengue Ndiaye, soutien de première heure du musée. La première Dame Marième Faye Sall était représentée par le Pr Penda Mbow.
Le musée, inauguré le 17 juin 1994 à Gorée, est un hommage à toutes les femmes. Il est dédié à la femme sénégalaise, et contribue à la mise en place et au renforcement des instruments indispensables d’éducation, de libération, d’émancipation, d’armement moral et scientifique de la Nation.
C’est une vingtaine de femmes qui ont été honorées lors de cette cérémonie. Toutes se sont distinguées dans leur domaine particulier, où elles ont excellé, comme l’agriculture, la recherche scientifique, l’aéronautique, l’administration territoriale, etc. Les femmes étaient nombreuses le samedi à Gorée. Elles étaient toutes là, belles, valeureuses, intelligentes, le sourire au cœur, fières de leur résilience dans cette société qui ne leur a pas fait de cadeaux…. Des personnalités, des intellectuelles, des artistes, des agricultrices, des entrepreneuses, etc.  Plusieurs générations de femmes, des battantes, des combattantes, parfois accompagnées de leurs hommes qui, pour une fois, revendiquaient les seconds rôles. Il y en avait d’aussi célèbres que le gouverneur Viviane Mbapassy Dos Santos, comme des moins connues comme la linguiste Arame Fal Diop ou l’aiguilleur du ciel Mme Aïchetou Sow.
Et toutes entouraient la première d’entre elles, la plus «simple», avec son humanité et son humour en bandoulière, vaillante, heureuse, affectueuse, la Tata de la Nation comme l’a nommée le ministre Mme Mbengue Ndiaye.
Cette cérémonie était empreinte d’une forte émotion. Le ministre de l’Elevage a raconté que depuis l’âge de 8 ans, elle a suivi pas à pas avec attachement des femmes de conviction et de terrain comme Tata Annette, Claude Absa Diallo et beaucoup d’autres.
Les mots disaient l’émotion toute contenue, comme ce slam intense et poignant racontant une tragédie de l’inceste, dit par Mariama Touré, jeune femme évoluant dans la communication et dans la danse, devant une assistance médusée, «salam, salam» avons-nous répondu tous en cœur et en communion…
L’exposition Deux Générations de Femmes …Une Vocation présente des rôles modèles pour les jeunes générations sénégalaises et africaines, de fixer les repères pour les jeunes et d’honorer des femmes d’exception de ce pays.
Les temps ont changé, le temps de la parité est venu, mais pourtant le temps n’est pas encore au dépôt des armes, vigilance donc pour la jeune génération…
La cérémonie fut belle, les relais ont été passés, d’une femme expérimentée qui s’est distinguée à une autre qui vient à son tour de s’engager sur le même chemin.
La jeune génération paraissait presque audacieuse et décontractée à côté des aînées encore absorbées par leurs valeureuses luttes. Prête pourtant à reprendre le flambeau porté haut par les aînées.

Dernière modification le mercredi, 25 juin 2014 17:36

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