Le Quotidien

Avant-première du film Mon fils était un écrivain : En hommage à Sembène Ousmane, le lundi prochain à Sorano

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Cela fait 7 ans déjà que l’écrivain, réalisateur, acteur et scénariste, connu pour ses aspects militants sur les questions politiques et sociales, Ousmane Sembène, a quitté ce monde. Le lundi 9 juin prochain, date anniversaire de son décès, sa fille adoptive, Hadja Maï Niang, compte projeter l’avantpremière
de son film Mon fils était un écrivain. Ce sera l’occasion de se souvenir de «l’aîné des anciens», mais aussi de l’écrivain Lamine Coura Guèye décédé en 1998.

Le lundi 9 juin prochain (date de commémoration du décès de Sembène Ousmane), le Théâtre national Daniel Sorano accueillera à 10h, l’avant-première du film Mon fils était un écrivain. Une oeuvre du docteur en littérature générale et comparée, Hadja Maï Niang. Joint par téléphone, elle informe que chaque année, le centre Daaray Sembène de Thiès organise un évènement pour marquer l’anniversaire du décès de «l’aîné des anciens». C’est donc pour marquer cet évènement que ce court-métrage de 33 minutes sera projeté au public. L’oeuvre, informe la réalisatrice, est «une fiction inspirée de la réalité». D’après le synopsis, «Mame Coura Diop, âgée de 93 ans illettrée, connaît la valeur des Lettres pour avoir fait publier à titre posthume, le manuscrit de son fils Lamine Coura Guèye, sept ans après la mort de ce dernier. Elle veut mettre en lumière : son fils était un écrivain et non un fou, comme le pensent un beaucoup de
personnes qui voyaient Lamine Coura s’enfermer et écrire sur un tas de papiers durant plusieurs mois dans la forêt du village de Ngallèle (Saint-Louis du Sénégal). Suite à la publication du roman Le Coût d’une évasion de Lamine Coura Guèye, Mame Coura, par l’intermédiaire de son petit-fils Momo, fait appel à Mado, une journaliste culturelle, pour faire comprendre que «son fils était un écrivain », une annonce que Guitté, petit ami de Mado, vulgarise en chanson…». Dans cette réalisation, on relève comme acteurs Abdou Guité Seck dans le rôle de Guité, mais aussi Mame Coura Diop, Badara Fall, dans le personnage de Momo, Madeleine Ngandoul qui joue Mado ou encore Ababacar Sadikh qui interprète «l’homme au chapelet». La «fille de Sembène» Hadja Maïmouna Niang, la réalisatrice de Mon fils était un écrivain, née à Fatick a soutenue en 2009 à l’Université Paris 12 Val-de-Marne une thèse en «Littérature et cinéma dans le champ de création de Sembène Ousmane : la source des adaptations». Elle est aussi titulaire d’un master II professionnel de cinéma et audiovisuel option didactique de l’image à l’Uuniversité Paris III Sorbonne Nouvelle. Elle enseigne actuellement les techniques de communication à l’Uuniversité de Thiès. «Fille adoptive» du défunt Sembène Ousmane, elle réalisa en 2008 deux films pédagogiques : Le mutisme parlant de l’enfant dans cinq films de Sembène Ousmane et Les autres arts de Sembène Ousmane : les photos et les portraits peints de révolutionnaires. Ces films sont destinés aux études universitaires. En juillet 2004, Hadja Maï Niang publia également à titre posthume, un roman intitulé Le coût d’une évasion de l’écrivain Lamine Coura Guèye décédé en 1998. Et en juin 2012, elle publia une pièce de théâtre Le Monstre Généreux du Quartier qui est représentée aussitôt sur scène au Grand Théâtre national de Dakar en coproduction avec le centre Daaray Sembène et la Rts.

Cet adresse mail est protégé contre les spambots. Vous avez d'activer le javascript pour la visualiser.

copyright 2011 Le quotidien |Tous droits réservés. Réalisation africa-tic.com.

Top Desktop version