Tivaoune Peul - Dénonçant l’«accaparement» de leurs terres : Des enseignants refusent de se faire lober

Tivaoune Peul - Dénonçant l’«accaparement» de leurs terres : Des enseignants refusent de se faire lober

Le Collectif des attributaires et propriétaires de Tivaouane Peul (Capt) a tenu dimanche une Assemblée générale sur le site que veut leur «ravir la Société immobilière de la presqu’île (Sipres)». A la faveur d’un bail signé à l’entre deux tours de la Présidentielle de 2012, la Sipres s’est retrouvée avec 100 hectares englobant les 10 hectares occupés à partir de «2007» par le Capt qui compte en son sein «des coopératives d’enseignants, de mareyeurs et aussi des personnes ayant thésaurisé pendant des années pour obtenir une parcelle». «Le service du cadastre nous a donné un plan qui montre que les 10 hectares ne souffrent d’aucun problème», assure Cheikh Ibrahima Diop, parlant au nom de la coopérative des mareyeurs.

Remontant aux origines, Diop précise : «Nous avons acquis les 10 hectares de Ndongo Ngom qui était le propriétaire. Un titre signé par les autorités d’alors et en janvier 2012, nous avons signé un protocole d’accord avec la délégation spéciale pour le partage. Nous avons mis des centaines de millions pour le partage et un plus de 200 millions pour le terrassement et l’aménagement.» Ces phases effectuées, les propriétaires ont commencé à s’installer. Grande a été la surprise des membres du Capt d’entendre que la Sipres a obtenu 100 hectares sur la zone. «Les autorités du cadastre de Dakar nous ont envoyés à Rufisque où on nous a remis un titre foncier pour la Sipres avec la mention : ‘’Ré­gu­larisation Ndongo Ngom’’», lance dépité Cheikh Ibrahima Diop, signalant aussi disposer de papiers légaux. «Nous avons aussi des papiers, car Mamour Diallo, qui était receveur des domaines en 2011, ne nous a jamais notifié un rejet de nos demandes de régularisation que nous lui avions adressées depuis 2008», assène-t-il.
Mesurant à juste titre le sacrifice consenti par ces pauvres Sénégalais pour acquérir ces parcelles, Molou Dieng, con­seillère municipale à Tivaouane Peul, venue soutenir les propriétaires, en appelle à l’intervention du chef de l’Etat. «Nous demandons au Président Ma­cky Sall de mettre un terme aux agissements maladroits qui privent les badolos (Ndlr : les pauvres) de leurs maisons acquises avec peine», lance-t-elle.
Sur un ton plus dur, ces enseignants disent être prêts à des sacrifices suprêmes pour ne pas être expropriés. «La plupart d’entre nous ont construit avec les prêts Dmc et nous n’accepterons pas de voir nos maisons détruites sur de la supercherie», assume avec fermeté M. Seck parlant au nom de ses pairs. «Quitte même à paralyser le système» éducatif, con­clut-il.
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