Le Quotidien

HUMANITAIRE - Lutte contre la faim au Sénégal : Ndereppe, les graines de l’extension pour Hunger project

27 ans après son prédécesseur, la présidente de Hunger project est venue au Sénégal pour constater le travail effectué par la direction nationale, dont les activités sont circonscrites dans trois régions sur les quatorze que compte le pays. A Ndereppe, elle a visité l’épicentre et l’exposition des produits.

Ndereppe, localité située à 106 kilomètres de Dakar et à 18 kilomètres de Bambey a été, il y a une dizaine de jours, la capitale de Hunger project (projet pour la lutte contre la faim) avec la visite de la présidente Marie Hélène Mcnish. Cette Ong internationale dont le siège se trouve aux Etats-Unis intervient dans les domaines de la santé, de la sécurité alimentaire, de la microfinance, du développement des microentreprises, de l’éducation préscolaire, de l’alphabétisation et de l’assainissement.
Présente au Sénégal depuis 1989, cette Ong à travers son ap­proche basée sur le tryptique vi­sion, engagement, action compte à son actif, dix épicentres dans les régions de Louga, Diourbel et Saint-Louis. Après avoir magnifié l’action de l’Ong, Babacar Ndiaye, l’adjoint au gouverneur chargé du développement, a invité les res­pon­sables à «se rapprocher da­vantage des chefs de circonscriptions administratives ; gouverneur, préfet et sous-préfet à s’impliquer dans la mise en œuvre et le suivi-évaluation de toutes les activités de développement au niveau local. Les élus locaux doivent être aussi impliqués». «Toutes ces structures étatiques et celles de la société civile doivent être mises en partenariat-synergie pour constituer un puissant levier destiné à combattre à la racine les ennemis communs que constituent la faim et la malnutrition», poursuit M. Ndiaye qui encourage l’option de Hunger project de faire ses réalisations dans les villages périphériques.
La présidente Marie Hélène Mcnish qui s’est réjouie du travail abattu par l’équipe du Sénégal a annoncé la possibilité d’une extension des actions de Hunger project, en accord avec les pouvoirs pu­blics. Quant à la directrice na­tio­nale, Madeleine Cissé, elle in­dique d’autres perspectives pour «arriver à rendre ces communautés autosuffisantes. Nous devons dans quelques années nous retirer petit à petit et même nous retirer définitivement et laisser ces communautés qui ont suffisamment capitalisé et suffisamment ap­pris». Toutefois, Mme Cissé considère qu’il «faut toujours avoir un œil», d’autant que «le changement de mentalité et de comportement n’est pas facile. Cela demande un accompagnement, un travail de proximité, un compagnonnage qui prend du temps. Il faut con­vaincre les gens à savoir qu’eux-mêmes peuvent changer de vie si jamais, ils s’engagent et s’ils s’y mettent et qu’ils mènent des actions convenables».
A Ndereppe, des diplômes de reconnaissance ont été remis à des personnalités qui ont cru dès le début à Hunger project et œuvré pour sa réussite. A noter que dans le cadre de l’objectif 1 des Omd, ladite Ong a réalisé un programme d’appui à la sécurité alimentaire. Grâce à ce programme, 77,50 tonnes d’intrants sont apportées à la population. Ce qui a permis d’augmenter de manière substantielle les rendements à l’hectare, la durée de la couverture des besoins en céréales de 3 à 8 mois, de constituer et réutiliser 479 tonnes de stock de céréales. L’Ong a permis de mettre en place à Dahra une unité de transformation laitière, une unité de fabrique d’aliments pour enfant à Mpal. Des boutiques communautaires au nombre de 5 sont mises en place avec l’objectif d’approvisionner les populations des villages éloignés des villes en produits alimentaires de première nécessité. L’objectif 2 des Omd qui consiste à donner à tous les enfants, partout dans le monde, les moyens d’achever un cycle complet d’études primaires épouse la vision de l’Ong qui, à travers son programme Education avec la mise en place de 4 écoles préscolaires. Ce qui a permis à 2 014 enfants dont 1 439 filles d’accéder à l’éducation préscolaire et de s’inscrire à l’école primaire.
L’objectif est de lutter contre la malnutrition sévère dont sont souvent victimes les enfants dans le monde rural. L’objectif 3, à savoir éliminer les disparités entre les sexes est au cœur des programmes de Hunger project qui reste convaincue que l’évolution vers une société plus égalitaire requiert l’amélioration de la situation sociale, économique et politique des femmes. C’est ainsi que 16 298 femmes ont été sensibilisées et informées sur les enjeux de la santé de la reproduction et également sur leurs droits, sur le leadership féminin et le développement personnel. Des mutuelles de crédit ont été créées pour autonomiser les femmes rurales. Les objectifs 4 «réduire la mortalité des enfants de moins de 5 ans», 5 «améliorer la santé maternelle», 6 «lutter contre les maladies tels que le Sida et le paludisme» ainsi que l’objectif 7 qui vise à assurer un «environnement durable» sont au cœur des actions de Hunger project qui en quelque sorte est le «fils aîné» de cette Ong et son laboratoire d’expérimentation et de développement de sa stratégie.
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