Economie
Compétitivité Intelligence économique : Intelligence économique : La maîtrise de l’information, inst | Compétitivité Intelligence économique : Intelligence économique : La maîtrise de l’information, inst |
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| 01-12-2009 | |
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La mondialisation de l’économie exige des entreprises de disposer d’une bonne information sur l’évolution du marché à temps réel. Faute de quoi, elles s’exposent aux effets néfastes découlant de la concurrence internationale ; d’où la nécessité d’une intelligence économique, selon l’expert français Frank Tognini.
Par Birame FAYE C’est parce que les entreprises locales et internationales sont confrontées à la concurrence, à des évènements macro-économiques que l’information est devenue une matière première essentielle. Ce qui fait dire à l’expert français Frank Tognini que la bonne maîtrise de l’information est devenue un élément fondamental à la performance. Une politique économique «intelligente» constitue ainsi un nouveau paramètre qui doit être prise en compte dans les stratégies de protection et de croissance par les chefs d’entreprise. Le consultant français, par ailleurs enseignant à l’université des Sciences de la Technologie de Lille animait la semaine dernière, au profit des étudiants de l’Ecole supérieure polytechnique de Dakar, une conférence à l’Ucad II autour du thème : Faire de la vigilance une source de performance. Quels enjeux? Quelles applications ? Quelles retombées? Si l’intelligence économique se définit comme «un ensemble d’actions coordonnées, de traitement, de distribution, de protection de l’information obtenue et l’influence utile aux acteurs économiques en vue de leur mise en œuvre dans les stratégies de développement», il n’en demeure moins qu’une bonne méthode de collecte reste le gage d’un succès, suite à une expression des besoins. En d’autres termes, Il s’agit du système de renseignement sur l’état du marché pour anticiper sur les éventuelles menaces qui pèsent notamment sur les Pme. «L’intelligence économique n’est pas pour les grands groupes.» La démarche à éviter, selon le conférencier, est de se limiter aux informations diffusées sur Internet. Après avoir adopté un système d’information interne, une intelligence économique requière, selon M. Tognini, une coopération élargie à tous les acteurs de la vie économique. C’est-à-dire partager des informations entre entreprises, puis collaborer avec l’Etat et les universités qu’il considère comme «un vrai facteur de développement endogène». Le but est de mettre en place un réseau d’informations autonome qui permettra aux unes et aux autres d’éviter la dépendance aux Cabinets spécialisés et à Internet. «La stratégie gagnante est celle de la coopération», martèle-t-il. Son application est possible au Sénégal. A côté de «la culture de l’oralité, l’implication du secteur informel est un atout, constate le conférencier qui le considère comme source d’information importante. Toutefois, «ne gagne que celui qui gère bien son temps», prévient-il. Pour ce faire, l’entreprise doit s’informer au chronomètre. Pour lui, la maîtrise du facteur temps permettra à l’entreprise d’aménager une bonne marge à l’analyse des informations pour les mettre en perspective. Frank Tognini révèle que dans la région du Pas-de-Calais qui abrite son Cabinet, 25% des Pme ont été victimes d’une pratique agressive, l’année dernière, faute d’une politique d’un système d’information et d’anticipation. Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir |
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