| MARCHé FINANCIER DE L’UEMOA : Jeune, mais dans une bonne dynamique |
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| 09-12-2009 | |
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Les journées du marché financier de l’Uemoa donnent l’occasion d’échanger sur la crise et d’en tirer des enseignements utiles pour une meilleure régulation du marché financier régional. Elles permettent aussi de revenir sur les enjeux de ce marché encore très jeune.
Par Safiétou KANE Le système bancaire et le marché financier de l’Uemoa n’ont pas été directement touchés par la crise en raison de la non détention par les banques d’actifs toxiques. Il n’en demeure pas moins que les conséquences économiques de la crise se font ressentir au sein de la communauté. Au mois de juillet dernier, le Conseil des ministres de l’Union avait identifié le marché financier comme l’une des sources de mobilisation de fonds pour l’apurement de la dette intérieure des Etats. Un marché financier régional qui a permis de mobiliser depuis sa création 746 milliards de francs Cfa au titre des emprunts obligataires d’Etat et 2 788 milliards de francs Cfa au titre des bons et obligations du Trésor. Rien que pour l’année 2009, les ressources mobilisées par les Etats sur le marché financier s’élèvent à 107 milliards de francs Cfa. Ces ressources ont permis de financer divers besoins des Etats et certains projets, comme le programme de mobilité urbaine de Dakar dans le cas du Sénégal. Ces informations ont été données par le Directeur de cabinet du ministre de l’Economie et des finances, Mme Ndèye Néné Mboup Dieng, lors de la cérémonie d’ouverture hier des journées financières de l’Uemoa. «Les besoins restent encore importants et les attentes vis-à-vis du marché financier régional nombreuses. L’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement invite nos pays à la réalisation d’investissements majeurs dans divers secteurs en vue de la réduction de la pauvreté de nos populations.» Malgré ces attentes nombreuses, il faut rappeler que le marché financier sous-régional n’a que dix ans. Il est encore jeune et subit des difficultés et contraintes par rapport à la disponibilité de liquidités sur l’espace Uemoa. «Dernièrement, les Etats ont beaucoup sollicité les investisseurs institutionnels à travers des émissions de bons du Trésor et ce qui fait qu’en termes de liquidités, on est assez serrés mais je pense que c’est un marché qui est en train de se constituer», a expliqué M. Omar Dème de Cgf-Bourse. Il y a des réformes en cours pour mieux s’adapter par rapport au contexte global, et M. Dème croit «qu’à l’avenir, c’est un marché qui peut évoluer». Et si on regarde l’évolution des principaux indicateurs, qui sont l’indice Brvm composite qui regroupe l’ensemble des pays côtiers et indice Brvm 10 qui est l’indice, ils montrent que «quelque part nous avons été impactés par cette crise, de manière un peu tardive. Des sociétés agricoles qui exportent des produits de matières premières sur le marché international et le coût de ces produits a connu une baisse sur le marché international et de ce point de vue, nous avons été impactés». Le projet de développement du marché financier régional a été conçu comme l’instrument pour l’approfondissement et la dynamisation du marché financier de l’Umoa. Il a été financé sous forme de dons par l’Agence canadienne de développement international (Acdi) et l’Agence française de développement (Afd), avec le concours de la Banque mondiale. Le projet selon le président du Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers, Léné Sebgo a permis de mener depuis juillet 2005, plusieurs actions allant du renforcement des capacités de tous les acteurs du marché à la conduite d’études spécifiques visant à réformer le marché en passant par la dotation de l’autorité de régulation en moyens techniques adéquats pour la réalisation de sa mission. Selon M. Segbo «avec une forte prépondérance des titres de créances, le marché financier de l’Uemoa, après plus de 10 ans, demeure un marché d’endettement». Au 31 décembre 2008, avec une capitalisation de 3 851 milliards de francs Cfa, la Brvm se classe au 6e rang des places boursières africaines derrière l’Afrique du Sud, le Maroc, l’Egypte, le Nigéria et le Kenya. Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir |
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