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REACTION - Complaintes des usagers : Gérants de cyber, vulganisateurs et autres énumèrent leurs maux Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
10-10-2008

Les coupures intempestives de la Senelec causent beaucoup de désagréments au niveau des  cybercafés et autres ateliers de vulcanisation. Il suffit de se rendre aux Parcelles Assainies, qui regroupent 26 Unités, pour s’en convaincre.

Par El H. D. L. GBAYA

Ce gérant de cybercafé situé à l’Unité 19, raconte son calvaire : «Cela fait deux jours que je ne travaille pas, parce que n’ayant pas du courant. Je dispose d’une photocopieuse, d’une imprimante. Au début, le cyber comptait 40 machines, aujourd’hui, il n’en compte que 20. Les coupures ont tout bousillé. Malgré tout, les factures sont chères. Le mois dernier, on m’a amené une facture de 300 000 francs Cfa.»


Vêtu d’un maillot de basket d’une équipe américaine, casquette vissé sur la tête, ce jeune homme d’une trentaine d’années n’arrive pas à diriger la facture de 300 000 francs Cfa qu’il juge très «salée». «Ce n’est pas normal. Nous somme des jeunes et nous voulons travailler», lance-t-il, dépité. Des dommages, cet employé à l’hôpital de Norade, trouvé au niveau de la station d’essence pour s’approvisionner en carburant, en a aussi subi. Cet homme déclare que les coupures ont causé la panne de leur groupe électrogène que l’hôpital s’est doté récemment et qu’il à payé à 900 000 francs.


Bara Faye, gérant d’un atelier de vulganisateur à l’Unité 19, lui, n’a pas les moyens de se payer un groupe électrogène. Il s’accommode de la situation et écoute la radio. Assis sur un banc installé devant son atelier, Baye, la quarantaine, est assigné au chômage par la Senelec, qui lui a dicté sa loi depuis «plusieurs heures». Lui et ses deux apprentis ne peuvent  travailler sans électricité. Mais, cette situation ne le laisse pas indifférent. «Il faut que les gens règlent cette situation. Si on vous remet une facture, il faut qu’on prouve que vous l’avez bien consommée.» Plus particulièrement, c’est la double facturation que tient à dénoncer Massamba Ndiaye. 

«Comment peut-on vous remettre une facture de 10 000 francs et une autre de 25 000 francs en même temps. Ce n’est pas possible. Les gens sont vraiment fatigués», s’indigne-t-il. Avant de s’adresser au Président Wade : «Nous avions fondé l’espoir sur Abdoulaye Wade. Voilà qu’il nous a trahis. S’il ne peut gérer le pays, qu’il cède le pouvoir à quelqu’un d’autre de plus compétent.»
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