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«Agir Pour LE SOPI» sur la succession monarchique : «Karim est un fardeau pour la République»

La succession monarchique n’enchante pas certains cercles proches du pouvoir. Hier, en conférence de presse le mouvement «Agir pour le “Sopi/Jëf Ngir Sopi”», un courant au sein du Pds l’a dénoncée. Si son objectif n’est pas de disqualifier Wade, mais plutôt de «re­dorer l’image du Président», le mouvement Agir pour le Sopi ne critique pas moins «les agissements du fils du Président et de sa bande», précisément la Génération du concret de Karim Wade, considéré comme «un fardeau pour la République».

Pour M. Seck, «Wade ne mérite pas un tel traitement». Selon ce dernier, il est «un monument qui doit être comparé aux grands que sont les Mandela, les Gandhi, les Nkrumah. Wade, selon lui, ne doit pas être comparé à des contre-exemples tels que Eyadema ou Bongo». Pour étayer ses propos, le chef de file de Agir pour Sopi est revenu sur des combats épiques livrés par Wade pour promouvoir les libertés et assurer la démocratie. «Le combat contre l’article 35 de la Constitution de 1963 qui a permit à Senghor de passer le pouvoir à Diouf» est, selon Cheikh Seck et Cie, «assez illustratif de la personnalité de Me Wade qui est, reste et demeure un démocrate panafricain qui refuse de croire qu’il y a une sous-démocratie pour les Nè­gres et une démocratie pour les Blancs».

Pour réussir ce pari, rétablir la réalité des faits, «nous devons faire face à l’opposition, mais aussi être honnêtes avec nous-mêmes en présentant les choses telles qu’elles sont, les dénoncer et, au besoin, les combattre», précise M. Seck. Dépi­té, il lance : «Des gens surgis de nul­le part se sont appropriés l’appareil politique du parti et l’appareil d’Etat pour se proclamer les nouveaux chefs. Pourtant en 2000 et bien avant, personne, pendant les an­nées de braise, n’avait connaissance de leur existence.» Par contre souligne le conférencier, «des gens ont tout perdu à cause de ce parti.

Que n’a-t-on pas consenti comme sacrifices pour pousser Wade à la victoire finale ? Dans cette longue marche, des carrières ont été brisées, des familles disloquées, quel­ques malheureux y ont même perdu la vie». Pourtant à cette époque, «personne n’avait connaissance de son existence (Karim).Où était-il ? Pourquoi n’a-t-il jamais goûté aux lacrymogènes ? Nous-mêmes qui étions plus jeunes avions goûtés aux lacrymogènes. Il a fallu que son père accède au pouvoir pour qu’il surgisse en mettant tout sens dessus-dessous». Et le conférencier de dresser la liste des victimes de ses purges dont Idrissa Seck, Macky Sall et, dans une moindre mesure, Doudou Ndoye. Conséquence : «Le Pds est aujourd’hui en lambeaux. Personne ne bouge. Tout le monde est tétanisé et vit dans la peur ; seule la Gc s’agite.»

De cette Gc parrainée par Wade fils, M. Seck dira : «Voilà un mouvement qui assure la promotion de ses adhérents par le biais de l’Etat (nominations) ou du Pds (élus) et qui fait tout pour affaiblir les militants sopistes.» D’où l’appel pressant à l’endroit de Wade fils à plus de retenue : «Nous invitons notre frère Karim à plus de lucidité dans l’exécution de son agenda politique, car les actes qu’il pose au quotidien avec son mouvement ne font qu’ajouter à la confusion politique.» Pour le mouvement, il urge de clarifier la place que la Gc occupe sur le champ politique, car «on ne peut pas avoir un parti à l’intérieur d’un parti».

Et d’ajouter : «Karim a l’obligation de dire aux Sénégalais qu’il ne porte pas l’ambition de succéder à son père et de poser des actes qui corroborent ces affirmation.» Sinon, bonjour les dégâts, avertit le mouvement qui redoute le syndrome de mars 2009 où, par «le jeu de la manipulation et du procès d’intention, l’opposition a réussi à installer le doute dans la conscience des Sé­né­galais». Ce qui lui a permis de ravir au Pds la capitale en dépit du bilan élogieux de Pape Diop, ont relevé Cheikh Tidiane Seck et Cie qui se disent convaincus que l’opposition, «en mal de programme, d’ins­pi­ration et de projet alternatif va reconduire le même dispositif et en usant cette fois-ci du slogan préfabriqué : si vous votez pour Wade en 2012 vous votez pour un autre, caché».

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Guinée

Revoilà notre Gorgui national dans ses œuvres en Guinée. Doublé par le président burkinabé Blaise Compaoré, il revient sur scène. Il est arrivé ce vendredi à Conakry, sur invitation du président intérimaire, Général Sékouba Konaté qui l’a d’ailleurs accueilli à la coupée de l’avion, accompagné de son premier ministre Jean-Marie Doré. « Je suis venu en tant que voisin de la Guinée pour conseiller les gens, comprendre la situation et, éventuellement, faire ma petite contribution pour débloquer la situation », a déclaré Gorgui. Qui a ajouté : « je vais rencontrer tout le monde ». Le Président Wade a déjà rencontré le Général Sékouba Konaté et les deux candidats qui doivent s’affronter au second tour, Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé. Il faut dire que la situation est on ne peut plus complexe en Guinée. Après le premier tour du 27 juin, dont les résultats ont été difficilement publiés, on ne parvient pas à tenir le second tour. D’une part, parce que l’Armée qui gouverne toujours en Guinée, n’est pas pressée à tenir les élections et

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Les dossiers

Parlons un peu de la France. Le pays de De Gaulle, de Hortefeux, du Camembert, de Jean-Marie Le Pen et de Nicolas Sarkozy. L’occasion est bonne, vous le savez. Et le prétexte tout troublé. Paris vient d’envoyer, par lettre et par ambassade, ses amitiés nouvelles à la république petite sœur du Sénégal. Le procédé diplomatique était routinier. Depuis une cinquantaine d’années, le même ballet, les mêmes lettres de créances et le même discours convenu. Le Quai d’Orsay expédie à Dakar des fonctionnaires, comme on envoie un courrier. Vite fait, mal fait.

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