PARTAGER

Directeur de la maison de production Filmi Darou Wahab, Assane Diagne a tenu hier, à la direction de la Cinématographie, une conférence de presse pour annoncer le lancement, ce 18 septembre à Blaise Senghor, de son projet «Scénario pour tous». Soutenu par le Fopica à hauteur de 15 millions de francs Cfa, il sera déployé à Dakar et dans cinq autres régions du Sénégal : Thiès, Saint-Louis, Ziguinchor, Fatick et Kaolack. Il vise, à terme, à former 120 personnes dans l’écriture de scénario.

«Scénario pour tous», tel est le nom du projet que le scénariste et producteur Assane Diagne va lancer pour former 120 personnes dans l’écriture de scénario. Et ce, dans 6 régions du Sénégal : Dakar, Thiès, Saint-Louis, Ziguinchor, Fatick et Kaolack. «Nous allons dans chacune de ces 6 régions former 20 personnes. Le lancement sera effectué ce 18 septembre au centre culturel Blaise Senghor de Dakar. Ensuite, nous passerons dans les centres culturels de Thiès, Saint-Louis, Ziguinchor, Fatick et Kaolack pour y animer des ateliers de 8 jours. Nous terminerons en janvier 2018», renseigne d’emblée le promoteur du projet, Assane Diagne.
Soutenu par la direction de la Cinématographie à hauteur de 15 millions de francs Cfa et par le ministère de la Culture, «Scéna­rio pour tous» est ouvert à toute personne désireuse de s’améliorer et d’améliorer l’écriture de son scénario. «Intellectuels, hommes comme femmes, réalisateurs, scénaristes débutants, enseignants, dramaturges, ro­man­ciers, hommes de théâtre, théâtre populaire, policiers, gendarmes et étudiants des 6 régions susmentionnés sont invités à s’inscrire. Le scénario est à la portée de tous», affirme M. Diagne qui marque son ambition de relever le niveau général des scénaristes au Sénégal, mais également et surtout d’ame­ner les scénaristes du théâtre populaire à s’approprier les outils d’écriture de la dramaturgie classique dans l’écriture de scénario. «L’écriture de scénario, explique-t-il, n’est pas aussi simple qu’on le croit. Elle est différente de l’écriture des romanciers et des journalistes. Elle doit être imagée et obéir à certaines règles», dit-il.
Pour lui, les défis sont énormes. «Il y a un manque criard de formation, d’ateliers de partage sur le scénario. Le scénario est le maillon faible dans l’architecture du film africain. Les script-doctors viennent rarement en Afrique. Les régions demandent à être formées», mais il sied d’abord de résorber le gap au niveau de la formation et de reconsidérer la part accordée à l’écriture de scenario.
Coordonnateur des centres culturels régionaux au niveau du ministère de la Culture, Tidiane Diallo loue la pertinence du projet. Pour lui, il vient à son heure. «Le ministère de la Culture a toujours éprouvé d’énormes difficultés à porter cette possibilité de formation aux acteurs qui sont dans les régions… Quand on est à l’intérieur du pays, on n’a pas les mêmes chances qu’un acteur qui évolue à Dakar. C’est une aubaine pour les gens qui habitent la région», dit-il.
ly@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE