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Sadio Mangassa, âgé de 32 ans, est toujours attiré par des femmes âgées. Son goût prononcé pour les driankés lui a joué un sale tour. Comparaissant devant la Chambre criminelle pour viols multiples et viol ayant entraîné la mort, il risque 20 ans de travaux forcés. Dernièrement, il a violé et égorgé sa victime. La décision sera rendue le 8 mars prochain.

La Chambre criminelle a jugé Sadio Mangassa pour viol et violence, ayant entraîné la mort sur une dame âgée de 46 ans. Les faits se sont déroulés en 2012 à Keur Massar.  Sadio Mangassa, depuis sa prime enfance, a toujours été attiré par des femmes âgées. Pour assouvir ses désirs, il guettait ses proies aux alentours des marchés. Le jour des faits, il a suivi la victime qui était venue faire des em­plettes au marché. Arrivée à un endroit calme, il l’a menacée avec un couteau en lui intimant l’ordre de le suivre dans une bâtisse non habitée. Après avoir satisfait ses désirs, il a fondu dans la nature. Plusieurs plaintes ont été déposées contre lui au commissariat pour viol. Mais à chaque fois, il réussissait à filer entre les mailles de la police. Sadio Mangassa avait aperçu la victime emmitouflée d’un meulfa de couleur rose. En voyant les déhanchements de cette dame aux formes généreuses, il a eu envie d’elle. Ainsi il l’a poursuivie avant de la menacer avec un couteau pour l’obliger à le suivre. Sur les lieux, il a violé la dame avant de l’abandonner sur les lieux. Le corps sans vie de la dame, qui gisait dans une mare de sang, a été découvert par un passant. L’en­quête menée a permis d’interpeller Sadio Moussa Mangassa. Entendu, il a reconnu les faits.
Devant la barre, il a réitéré ses aveux. «Je suis un obsédé sexuel et j’ai un faible pour les femmes âgées», avoue-t-il. Pour se justifier,  il argue qu’il s’était ma­rié  mais a divorcé parce que sa femme  refusait d’entretenir avec lui des relations sexuelles tous les jours. «Je suis malade, raison pour laquelle j’ai agi de cette manière et je le regrette», dit-il pour se dédouaner.
Le procureur pense qu’on doit le mettre hors d’état de nuire parce qu’il est dangereux pour la société. Il a requis à son encontre 20 ans de travaux forcés. Ses avocats ont plaidé la clémence de la Chambre criminelle. Il sera édifié sur son sort le 8 mars prochain.
justin@lequotidien.sn

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