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Confronté à d’autres acteurs de la caisse d’avance de la ville de Dakar, Khalifa Sall est ressorti de la Dic, hier en fin de journée. Le maire de Dakar a juré qu’il ne va jamais divulguer les noms de ceux qui ont bénéficié des fonds de sa mairie.

C’est la fin d’un calvaire d’angoisse, de stress… Les centaines de partisans et sympathisantes du maire de Dakar, massés dans la cour arrière du Tribunal de Dakar ont enfin aperçu hier le bout du tunnel. En fin de journée, Khalifa Sall pour son deuxième jour d’audition sur sa gestion de la caisse d’avance de la Ville de Dakar a pu rejoindre les siens. Le Palais de justice de Dakar a connu une nouvelle fois des scènes de liesse. Les chants à la gloire du l’édile socialiste dominaient l’ambiance. «Ils ont terminé la première phase de l’enquête. Ils nous diront quelle suite ils lui réservent», a tempéré le maire de Dakar en saluant le «professionnalisme» et la «courtoisie» des enquêteurs à son endroit. «Les enquêteurs ont demandé à Khalifa Sall de se mettre à leur disposition», précisera Me El Hadji Diouf, avocat du maire de Dakar.
Quoi qu’il en soit, le maire de Dakar a juré qu’il ne donnera jamais les noms des bénéficiaires de la caisse d’avance. Selon lui, c’est l’unique objectif de cette «pression exercée à travers une campagne de dénigrement». Khalifa Sall ajoutera : «De Blaise Diagne à Khalifa Sall, aucun maire de Dakar n’a justifié le nom des bénéficiaires de ces fonds. Khalifa Sall ne sera pas le premier à déflorer les noms. S’ils veulent, ils peuvent m’emmener en prison mais je ne ferais jamais cela». Le maire de Dakar a encore une fois clamé la transparence dans sa gestion. Il dit : «En 2009, lorsque nous étions portés à la tête de cette ville, nous avons placé la transparence et la gestion vertueuse au cœur de la gouvernance que nous instaurions. Nous avons veillé depuis lors de faire en sorte d’être le moins reprochable possible. Cette situation présente découle d’un héritage de la ville de Dakar. Cette question de la caisse d’avance n’est pas nouvelle. Elle existe depuis que le Ville existe. Ses moyens, ses méthodes et ses pratiques de fonctionnement sont restés les mêmes. Ce sont des fonds politiques qui servent à soutenir les populations et les citoyens. Ce sont des crédits qui servent aussi à l’Etat comme supplétif au niveau de la Ville de Dakar. Nous n’avons jamais dérogé aux dispositions.»
bgdiop@lequotidien.sn

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