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Christophe Bigot

C’est une population scolaire aux anges, dans la commune de Médina Chérif, qui a reçu la visite de l’ambassadeur de la France au Sénégal, à Anambé. Christophe Bigot, accompagné d’une forte délégation, est venu découvrir un chantier de 5 salles de classe et des blocs sanitaires (hommes, dames) financés par le Fonds social de développement de l’ambassade de la France au Sénégal à hauteur de 41 millions de F Cfa, dont une partie est fournie par la commune de Médina Chérif et une autre par le ministère de l’Education. Selon M. Bigot, l’objectif de ce projet est de supprimer les abris provisoires, qui ont la particularité de «rétrécir les heures de cours et favoriser l’insalubrité, ce qui va permettre aux élèves de profiter des enseignements dans de bien meilleures conditions». Le chantier, très avancé, pourrait être réceptionné avant la fin de l’année scolaire. Le principal du collège, Boucar Taye, a informé sur les changements que ce financement va entraîner. Il déclare : «Ce collège a démarré en 2011 avec des abris de fortune. Nous avons plusieurs fois été surpris dans les salles par des serpents. Les cours démarraient en décembre quand les matériaux locaux de construction sont disponibles et prenaient fin en début juin avec les premières pluies.»
Le maire Mamadou Gano de la commune de Médina Chérif, natif du village, qui est à l’origine du projet, a retracé son itinéraire : «C’est un projet que j’ai conçu et  réalisé avec le soutien technique de l’Agence de développement régional (Ard) de Kolda et de l’Inspection d’académie. Je considère que les communes ont une compétence générale, par conséquent je ne fais pas de limite pour soutenir le développement de ma commune.» Le jeune maire, militant de l’Alliance pour la République (Apr), souhaite faire évoluer ce collège, à terme en lycée technique agricole du fait de la proximité avec des aménagements hydro-agricoles de la Sodagri (Société agricole et industrielle du Sénégal).

La France va financer 200 salles de classe en Casamance
La France va soutenir l’Etat du Sénégal dans sa politique de résorption des abris provisoires dans le système éducatif. Elle a pris le pari de financer la construction de 200 salles de classe dans les écoles de la Casamance, région au Sud du pays. C’est l’ambassadeur de ce pays au Sénégal, Christophe Bigot, qui l’a dit au cours d’une visite de chantier dans le collège d’enseignement moyen de Anambé, dans la région de Kolda. Le coût total de ce financement va s’élever, à l’en croire, à 7 milliards de francs.  Cette annonce a le mérite de rassurer les sceptiques que bientôt les abris provisoires vont disparaître de l’environnement scolaire de notre pays.s
akamara@lequotidien.sn

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