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«L’argent n’aime pas le bruit», a-t-on l’habitude de dire. Mais cet argent que le Cng de lutte retire du reliquat des lutteurs suite à des sanctions financières fait forcément du bruit. En témoignent les nombreux missiles balancés par Lac 2 qui s’est vu délester de sept millions (un record ?) pour non-respect du règlement.
Mais faut dire que tout ce bruit peut se comprendre : on ne peut pas, en effet, prendre l’argent des lutteurs et ne pas en expliquer l’utilisation à travers un bilan chiffré. C’est d’ailleurs ce que réclame le président des amateurs (voir entretien) qui est pour la tenue d’une Ag d’informations. Et ce ne sont pas les explications du chargé de communication du Cng qui vont éteindre la polémique. Thier­no Ka se contentant souvent de répéter la même phrase : «l’argent des sanctions retourne à la lutte», sans s’arrêter sur les chiffres.

Structure d’exception, mesure d’exception
On comprend la position du Cng qui tient à se limiter aux directives notées dans l’arrêté ministériel indiquant qu’ils ne peuvent rendre compte qu’au ministre des Sports mais pas à l’opinion. Une disposition qui, il est vrai, est valable pour toutes les structures d’exception. Même si on peut mettre un bémol à cet argument au regard la spécificité de la lutte avec frappe, qui n’existe qu’au Sénégal, gérée par une structure d’exception qui se doit de prendre des mesures… exceptionnelles.

Seul le ministre des Sports…
En tout cas, une seule personne peut mettre fin à cette polémique : c’est le ministre des Sports. Convaincu de la complexité du problème, Matar Ba avait promis de rendre public le bilan financier du Cng. La balle est dans son camp…

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