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La situation de loin de se décanter à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. Après la mort de leur camarade Mou­hamadou Fallou Sène mardi, ils ont décrété un mot d’ordre de grève illimitée et promettent
d’ester en justice. Fortement mobilisés dans le campus universitaire, ils ont rendu un dernier hommage à M. Sène. Des prières ont été formulées dans la plus grande émotion avant qu’une pierre ne soit posée à la mémoire du disparu à l’endroit où le drame s’est produit. Alexandre Mapal Sambou, président de séance de la Coor­dination des étudiants de Sanar a souligné que Mou­hamadou Fallou Sène est tombé sur le champ de la bataille du syndicalisme. Il a fustigé l’attitude des autorités qui «ont diffusé de fausses informations en déclarant que ce sont les étudiants qui ont attaqué le gendarmes. Ceci est contraire à la réalité». Peinés par les évènements, les étudiants qui ont traité les gendarmes «de forces du désordre», ont d’ail­leurs déclaré qu’ils ne se laisseront pas faire». La grève illimitée décrétée hier fait partie du plan d’actions. Tout comme la commission d’un avocat pour suivre le volet judiciaire de l’affaire. Par conséquent, ils ont mis en garde les autorités «par rapport à un éventuel classement sans suite du dossier de leur camarade. Que justice soit faite. Nous n’accepterons pas que comme
avec nos camarades Bassirou Faye et Balla Gaye que ces faits soient impunis.  Par rapport à la mort de notre camarade que justice soit faite. On nous dit que l’appareil judi­ciaire a été mobilisé. On va poursuivre les responsables. Nous demandons à l’Etat de situer les responsabilités», demande Alexandre Sambou, qui a fait savoir que les étudiants tiennent le recteur Baydallaye Kane comme premier responsable de la situation qui a prévalu
à l’Ugb. «Le premier responsable, c’est le recteur Baydallaye Kane par sa note indécente, impertinente et irresponsable», regrette-t-il.
Par ailleurs, les pensionnaires de l’Ugb ont déclaré persona non grata aussi bien le recteur que le directeur du Crous Ibrahima Diao dont ils réclament la démission. «Le message que nous adressons au recteur et à Ibrahima Diao directeur du Crous, c’est qu’ils ne mettent plus les pieds au campus. S’il vous reste une parcelle de dignité démissionnez», tonne le président de séance de la coordination des étudiants.
cndiongue@lequotidien.sn

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